jeudi 5 décembre 2019

lundi 2 décembre 2019

Adoption


Saint Marc du Catalois est un petit village qui vit de ses coutumes et habitudes à peine changées depuis des lustres. Chacun y trouve son compte et ceux peu gâtés par la vie une raison suffisante de continuer leur existence.
A la terrasse du Café du Commerce, après la messe, se retrouvent sous les parasols dans un joyeux brouhaha familles et amis. 
Là, à l’heure de l’apéritif on oublie les petits et grands soucis du quotidien dans une ambiance qui ressemble à de la fraternité. Le muscadet y est pour beaucoup. Souvent d’une table à l’autre on commente avec plus ou moins  d’enthousiasme et de bonne foi les événements marquants du village.
Aujourd’hui une  vaste tablée attire tous les regards.
On savait que Jeanne et Charles  Montguillon avaient adopté une petite fille mais à part les proches personne ne l’avait encore vue avant ce jour de  baptême avec toute la famille réunie.
On s'interrogeait sur "le pourquoi de la chose", certains s’étaient demandé d’où provenait la stérilité de ce couple si désireux de fonder une famille de cette Jeanne si maigre ou de Charles peut être impuissant ? Les gens sont bêtes.
Les Montguillon avaient déserté le village quelques temps et le bruit avait couru compatissant ou narquois « qu’ils étaient allés adopter » comme on dit qu’ils étaient allés à la pêche ou au super marché.
Passant de bras en bras autour des guéridons rassemblés une petite fille  de trois ou quatre ans ouvre sur ce monde bruyant inconnu de grands yeux liquides.
Elle est noire, d’un noir d’ébène qui s’oppose avec violence au tourbillon  chantilly de dentelle blanche et aux souliers vernis immaculés dont la petite essaye  de se débarrasser à coups de talons rageurs.
Passé un certain ahurissement :
- Qu'elle est mignonne, et comment s’appelle-t-elle ?
- Rose.
- Comme votre pauvre maman, que c’est joli et quelle charmante attention. Un sourire narquois sur certains visages, elle va s’amuser à l’école avec un prénom pareil.
Les Montguillon tout attendris devant leur petite merveille qui porte un prénom  enfin compréhensible et fait partie  maintenant du troupeau du Seigneur, la couvrent de baisers .
La petite essuie chaque fois ses joues de la paume rose de ses mains graciles.
Les Montguillon racontent avec force détails « le parcours du combattant de l’adoption », le futur bonheur de leur famille, l’avenir  radieux qu’ils ont prévu pour l’enfant et sont félicités de leur générosité comme s’ils avaient sauvé la moitié de l’Afrique.
Les apéritifs circulent et le curé venu se joindre à ses ouailles n’est pas le dernier à trinquer  à l'entrée de cette âme dans le troupeau du Seigneur, de cette âme que certains des villageois ne sont pas loin de croire différente de la leur.
Un mois de juin à Saint Marc c’est bien frais par rapport à Treichville, la petite tremble affolée de surcroît par cette agitation dont elle est le centre, ce langage en mots gutturaux qu’elle ne comprend pas et cette affreuse odeur de blancs qui assaillent ses narines délicates. Ces gens bruyants ont l’air gentil surtout son "papa"» et sa "maman" blancs, mais si différents de Awa qui la tenait bien serrée contre ses reins dans un vaste tissu et la faisait participer, corps à corps à tous les actes de la vie. Elle savait beaucoup de l’existence par ce tendre apprentissage et l'enseignement par l’exemple. Ici il faudrait tout réapprendre et oublier le doux et odorant contact de Awa.

A cette pensée les larmes coulent sans bruit sur le petit visage crispé. Les adultes continuent leur discussion animée.
Une petite fille, aux belles joues rondes a perçu cette détresse, elle s’avance vers la petite, lui prend la main , sans un mot, avec un sourire.
Allons, tout est possible.

samedi 30 novembre 2019

jeudi 28 novembre 2019

Le vieux juif et ses nuances de langage....


" Un vieux juif fut enfin autorisé à quitter l'Union Soviétique pour émigrer vers Israël. Quand on fouilla ses bagages à l'aéroport de Moscou, l'officier des douanes trouva un buste de Lénine.
Le douanier : 
-Qu'est ce que c'est"?
 Le vieil homme :
 - "Qu'est-ce que c’est ? Qu'est-ce que c’est ? Il ne faut pas dire "Qu'est-ce que c’est ?" mais "Qui est-ce ?", "C'est Lénine : l'homme génial qui a inventé ce paradis du travailleur".
 L'officier se mit à rire et le laissa passer.
 Le vieil homme arriva à l'aéroport de Tel Aviv où un officier des douanes israélien trouva le buste de Lénine.
 *Le douanier :
 -"Qu'est-ce que c’est ?"
Le vieil homme :
 - "Qu'est-ce que c’est ? Qu'est-ce que c’est ? Il ne faut pas dire "Qu'est-ce que c’est ?"  mais "Qui est-ce ?", "C'est Lénine ! Ce fils de pute ! Je vais le placer dans mes toilettes, afin que chaque jour je
 sois dissuadé de retourner en Russie".
 L'officier se mit à rire et le laissa passer.
 Quand il arriva à la maison familiale à Jérusalem, son fils le vit déballer le buste.
Il lui demanda :
- "Qui est-ce ?"
 Le vieil homme :
- "Qui est-ce ? Qui est-ce ? Il ne faut pas dire "Qui est-ce ?" mais "Qu'est-ce que c’est ?"
 ''Ceci, mon fils, c'est quinze kilogrammes d'or pur"

dimanche 24 novembre 2019

Quel est le mot qui commence par E qui finit par E et qui ne contient qu'une seule lettre?

vendredi 22 novembre 2019

Quelques citations de AUDIARD :

*Quand tu te sens en situation d'échec, souviens-toi que le grand chêne, lui aussi, a été un gland !
*Il n'y a pas que les aigles qui atteignent les sommets, les escargots aussi, mais ils en bavent !
*Pourquoi se la péter avec nos fringues, alors que nos meilleurs moments, on les passe à poil...
*La banque est un endroit où on vous prête de l'argent si vous arrivez à prouver que vous n'en avez pas besoin.
*Si le travail c'est la santé, donnez donc le mien à quelqu'un de malade.

*Les personnes avec une addiction à l'alcool sont des alcooliques. Moi j'ai une addiction au Fanta car je suis fantastique !
*La différence entre un homme et un enfant, c'est qu'un enfant…on peut le laisser tout seul avec la baby-sitter.
*Les conneries c'est comme les impôts, on finit toujours par les payer.
*Dur de faire confiance à l'être humain, même les aveugles préfèrent se faire guider par des chiens !
*Dans la vie ce qui est grave, ce n'est pas tellement d'être con. C'est de le rester.
*Si on t’avait foutu à la lourde chaque fois que t’as fait des conneries, t’aurais passé ta vie dehors.
*Un gentleman, c’est celui qui est capable de décrire Sophia Loren sans faire de geste.

*Le jour est proche où nous n'aurons plus que l'impôt sur les os.
*Pourquoi certains n'auraient pas tout ? Il y en a qui n'ont rien. Ça ferait l'équilibre.