jeudi 23 février 2017

Que de regrets !


Un jeune novice arrive au monastère.
La tâche qui lui est assignée est d'aider les autres moines copistes à recopier les anciens canons et règles de l'église.
Il remarque que ces moines effectuent leur travail à partir de copies et non des manuscrits originaux.
Il va voir le Père abbé, lui faisant remarquer que si quelqu'un a fait une petite erreur dans la première copie, elle va se propager dans toutes les copies ultérieures. Le Père abbé lui répond : "Cela fait des siècles que nous procédons ainsi, que nous copions à partir de la copie précédente, mais ta remarque est très pertinente, mon fils, j'irai vérifier moi-même les originaux dès demain".
Le lendemain matin, le Père abbé descend dans les profondeurs du sous-sol du monastère, dans une cave voûtée où sont précieusement conservés les manuscrits et parchemins originaux.
Cela fait des siècles que personne n'y a mis les pieds et que les scellés des coffres sont intacts.
Il y passe la journée toute entière, puis la soirée, puis la nuit, sans donner signe de vie.
Les heures passent et l'inquiétude grandit.
À tel point que le jeune novice se décide à aller voir ce qui se passe.
Il descend et trouve le Père abbé complètement hagard, le front ensanglanté,se cognant sans relâche la tête contre le mur de pierres.
Le jeune moine se précipite et demande :"Père abbé, que se passe-t-il ?"
"Aahhhhh...les cons, les cons, les cons..."C'était vœux de charité.......
pas de chasteté !"

lundi 20 février 2017

Bancs publics



Les gens qui voient de travers
Pensent que les bancs verts
Qu'on voit sur les trottoirs
Sont faits pour les impotents ou les ventripotents
Mais c'est une absurdité
Car à la vérité
Ils sont là c'est notoire
Pour accueillir quelque temps les amours débutants
Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'fouttant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'disant des "Je t'aime" pathétiques
Ont des p'tit's gueul' bien sympatiques
Ils se tiennent par la main
Parlent du lendemain
Du papier bleu d'azur
Que revêtiront les murs de leur chambre à coucher
Ils se voient déjà doucement
Ell' cousant, lui fumant
Dans un bien-être sûr
Et choisissent les prénoms de leur premier bébé…








dimanche 19 février 2017

vendredi 17 février 2017

Conversation-28-avec Cora




- Coucou, Cora, quoi de neuf depuis ma dernière visite ?

- Cela revient à me demander contre quoi je peste en ce moment ? Ce qui m’interpelle, comme tu dis, ce sont les discussions à propos de la « libérisation » du cannabis.

- Mais je croyais que cela ne vous intéressait pas…

- Tu veux rire ! Demande à tous les vieux croutons qui, comme moi perclus de rhumatismes, soufrent en continu. Commercialisés sous d’autres cieux on sait qu’il existe des anti- douleurs à base de cannabis, naturels et efficaces. Tu ne crois pas qu’avant de se demander si la fumette à gogo serait un progrès pour la société on ferait bien d’étudier la vente en pharmacie des dérivés thérapeutiques de la plante ?
D’ailleurs ce serait sans doute un test intéressant pour la suite à donner.

- On va y penser, ne râlez pas et donnez moi des nouvelles du monde

- C’est toi qui devrais me les amener mais il est vrai qu’avec la presse on est gâté à domicile. Dans « Le Monde » et surtout « le Canard enchaîné » il se passe toujours quelque chose…On assiste à un réveil de la presse, que j’ai connue plus servile, et qui joue à plein son travail d’investigation et d’information. Avec les facilités technologiques les média sont plus que jamais un contre pouvoir difficile à abattre. Tant mieux pour la démocratie, même si elle pâtit de son image sans filtre dévoilée jour après jour.

- Vous devez avoir votre avis sur « l’affaire Fillon » ?

- Attention il ne s’agit pas d’une affaire légale mais d’une affaire morale. De plus je ne peux m’empêcher de plaindre Pénélope. J’ai l’impression qu’elle n’était pas au courant des salaires fictifs que lui versait son mari ni même du rôle sous lequel elle était inscrite dans ses « comptes »… Si j’ai vu juste tu imagines comment cette femme, à l’abord doux et timide doit vivre le terrible lynchage auquel elle est personnellement soumise.

- C’est juste et même si elle n’était pas aussi naïve que vous le dites j’espère qu’elle est sous tranquillisants et bien entourée.

- En tout cas elle ne l’est pas par son époux, gros sourcils têtus, qui commence sa campagne s’entêtant à se croire encore désiré par les masses laborieuses…et pauvres. Le « tous pourris » est exagéré mais il faut avouer que certaines dérives ne donnent pas envie de voter et cela me désole surtout en ce qui concerne les jeunes.

- Vous ne croyez pas que les jeunes américains sont encore plus déçus ?

- Il faut reconnaître  que Trump se montre encore plus dangereux qu’on ne pouvait l’imaginer. Contré par les juges fédéraux il devient totalement hystérique au point que des psychiatres américains détectent chez lui, hélas un peu tard, toutes sortes de pathologies mentales. Cet homme a le code nucléaire, cela fait froid dans le dos…Et son vice-président, c’est dire celui qui le remplacerait en cas d’indisponibilité, est encore pire, il faut alors espérer que ce soit Trump la mort.

 Donc réjouissons nous qu’ici Macron ait un coach vocal pour ne plus se perdre dans les aigus et que Bayrou continue à se battre contre son bégaiement.

Combien de voix auront-ils ?

jeudi 16 février 2017