mardi 21 mars 2017

Le chef étoilé, Anne Roumanoff présente :


LES MENUS DE 2017

Menu Macron surprise
Méli-mélo de gauche et de droite farci aux petits oignons opportunistes
Soufflé de discours aigu assaisonné aux éclats de voix brisée.
Croustade de photos volées arrangées à la sauce médiatique et sa crème de
couvertures de journaux.

Menu catalan à 49,3 euros
Soupe de menton volontaire et de petits poings crispés.
Volaille d'Évry à la farine de Strasbourg.
Compotée de Hollande renié arrosée de son jus de trahison sucrée-salée.

Menu fillonesque
Rillettes du Mans accommodées d'un écrasé de Sarkozy farci et d'une sauce
juppée à l'ancienne.
Rôti de fonctionnaires sur le gril, purée de remboursements réduits et sa
sauce rétrograde.
Sablé de la Sarthe et tisane calmante à la camomille.

Menu hollandais
Poêlée de promesses déçues, bouillie de résultats décevants et moulinée de
livres désastreux.
Renonciation élégante et son émulsion de remontée sondagière.
Solitude de Noël meringuée et sa crème de collaborateurs recasés.

Menu Montebourgeois
Soufflé de confiance en soi.
Chapon de Frangy-en-Bresse et son fumet de sondages dans les choux.
Farandole de candidats à la primaire et son crumble de promesses en tout
genre.

Menu à la Mélenchon
Mousseline de mélenchonnade et son tartare d'extrême gauche.
Poing levé farci en croûte de tribun, arrosé d'un jus de révolte bien cuit
selon l'inspiration du chef.
Fruit de la passion et sa mousseline d'idées irréalisables.

Menu de la famille Le Pen
Duo de Philippot mariné aux études d'opinion.
Trio de volailles à la plancha : dinde blonde pleine de confiance, jeune oie
rebelle à la sauce aigre-douce et coq à l'ancienne sauté aux croûtons rassis.
Mignardises amères de Béziers à la sauce Ménard.

Menu du petit Nicolas
Soufflé de déception et sa sauce aigre.
Salade d'avocats, de juges et d'affaires en tout genre.
Dessert surprise et son velouté d'énergie incroyable.

Menu des Français perdus
Cocktail de verrines d'angoisse, carpaccio d'insécurité économique et
truffade de peur des attentats.
Écrasé de crise économique, ribambelle de chômage et serrage de ceinture
généralisé.
Bûche d'espérance dans un avenir meilleur accompagnée d'un chaud-froid
d'envie d'y croire.


Dommage, il n'y a pas le menu "Hamon"!






Rire

"Amis lecteurs qui ce livre lisez,

Dépouillez-vous de toute affection,
Et, le lisant, ne vous scandalisez :
Il ne contient mal ne infection.
Vrai est qu'ici peu de perfection
Vous apprendrez, sinon en cas de rire ;
Autre argument ne peut mon cœur élire,
Voyant le deuil qui vous mine et consomme :
Mieux est de ris que de larmes écrire
Pour ce que rire est le propre de l'homme."

François Rabelais, Préface de "Gargantua" (1534)

jeudi 16 mars 2017

Choses et lieux


Chacun d'entre nous possède un objet fétiche, une chose qui a vécu, chargée d'humanité héritée ou chinée... même le plus rationnel chérit une chose à laquelle il tient particulièrement:" Objets inanimés avez vous donc une âme qui s'attache à notre âme et la force d'aimer" ?... Je chéris profondément cette petite statuette très ancienne, " chargée", représentant un sage nippon.
Son bois précieux est doux sous la main, apaisant, poli par toutes ceux qui l'ont caressé.

Avant de quitter Tokyo j'étais aller rendre visite à mon ami Okuyama san.
Cet homme délicieux, parlant notre langue, d'une grande culture, avait créé "la" Librairie Française de Tokyo. Il venait pratiquement tous les étés dans notre Université.Brillant et plein d'humour. Nous attendions ses visites avec impatience, il avait un amour sincère pour la France dans tous les domaines, de la gastronomie à la littérature. Chaque année il me demandait de l'amener à Lourdes. Je manifestais mon étonnement:
- Mais Monsieur vous êtes shintoïste, pourquoi ces visites à Lourdes?
- Parce que partout où je vais j'aime me rendre dans des lieux "habités" et Lourdes en est un des plus significatifs. Nous avons eu alors une longue discussion  sur ce thème du lieu habité, en particulier sur ceux qui retiennent, palpable, la ferveur des "croyants". Il avait été très ému quand je lui avais raconté avoir eu la chance de ressentir cette vibration impressionnante au temple Zen de Kyoto. Une expérience qui m'a marquée à vie.
C'était donc notre dernière rencontre et au lieu du ton enjoué habituel mon ami s'était adressé à moi avec  sérieux m'apprenant que, atteint d'un cancer, il n'avait que quelques mois à vivre...
S'interdisant plus que jamais toute apparente sentimentalité il m'avait dit adieu et offert cette statuette représentant beaucoup pour lui, après l'avoir tenu longuement dans ses mains une dernière fois.
Merveilleux cadeau qui ne m'a jamais quittée.


mercredi 15 mars 2017

Mars. Sous le pont,les soupirs...

                                                 
                                                       Mars, marche, marché....

mardi 14 mars 2017

"Octographe", clap de fin



Notre dernier roman écologico-policier (oui, c'est un genre nouveau!) vient de paraître. Il rejoint ses quatre frères aînés pour constituer une jolie collection témoin de cinq années de travail, de  discussions passionnées et de fou rires ...
L'expérience s'achève, il est temps de passer à une autre aventure.



dimanche 12 mars 2017

Il est sept heures




Ma cuisine est noire, froide. Par la porte-fenêtre la lumière lointaine, très haut, derrière une vitre nue, m’accueille comme tous les matins, même le dimanche. C’est un luminaire  mural, vraisemblablement dans  une cuisine. Il est où cet appartement ? Forcement à la quatrième droite au dernier étage du petit collectif. Sa distance, en biais, à vol d’oiseau ? Au dessus de deux toits plats, de trois jardinets et de la petite route, soixante, quatre vingt mètres ? De l’occupante (j’ai décidé que c’était une femme) je n’entrevois que la tête et le buste au dessus de la rambarde du balcon. Pendant que je prépare mon petit déjeuner je la vois aussi aller et venir dans la lumière jaune entre les murs et la table. Maintenant je n'aperçois plus que sa tête, elle est assise : nous déjeunons ensemble. Depuis combien de temps ? Des années sans doute si je me base sur toutes les fois où j’ai vu clignoter contre la vitre les ampoules multicolores dessinant un arbre de Noël… Elle éteint en même temps que moi sa lumière dès que le jour est assez clair. Je ne la vois plus jusqu’au lendemain. Où va-t-elle ? Où travaille t-elle ? Je lui invente des occupations bizarres, des professions rares. Peu importe pourvu qu’elle allume demain matin. Elle est seule comme moi.  Seule ? En fait je n’en sais rien. Pour la première fois, dimanche dernier, une silhouette arrivée du fond de la cuisine s’est jointe à elle, plus grande, plus large. Un homme ? Bien sûr, un homme. Le samedi, la veille, ils ont dû aller au restaurant, puis au cinéma, amoureux bien sûr et il a passé la nuit chez elle. Cela me fait vraiment plaisir. J’espérais revoir leur double image, en vain. L’affaire d’une nuit ? Cette exception à part c’est toujours le même cérémonial du matin et mon soulagement de la savoir là, fidèle, rassurante dans son halo lumineux. Ce serait tellement facile de la connaitre. Quelques pas dans la rue, l’entrée de l’immeuble, la lecture des boites aux lettres… Peut être que je me présenterais, peut être qu’elle sourirait, peut être qu’elle  me dirait qu’elle est heureuse de me retrouver tous les matins, au loin, en bas, derrière ma fenêtre ? Peut être serait-ce une affreuse mégère qui irait jusqu’à m’accuser de l’espionner ? Peut être serait-ce un vieux type grossier qui me déclarerait boire le matin dans sa cuisine, à la place du thé que j’imaginais, le petit blanc qui réveille ?
Peut-être ? Je ne saurais jamais.

mercredi 8 mars 2017

La bêtise, démonstration...

"Le pilote est juif. Le copilote, lui, est chinois. C'est leur premier vol ensemble.
 Un silence de plomb règne dans la cabine de pilotage, l'harmonie n'est pas au  rendez-vous.
 Une fois la vitesse de croisière atteinte, le pilote actionne le pilote automatique,s'enfonce dans son fauteuil et murmure :
 - Les Chinois me font chier ...
 - Vous, pas aimer Chinois. Pourquoi ? répond le co-pilote.
 - Ils ont bombardé Pearl Harbour !
 - Non, Chinois pas bombardé Pearl Harbour, mais Japonais !
 - Japonais, Chinois, Viets, qu'est-ce que ça peut bien faire : vous êtes tous pareils !
 Un lourd silence s'abat à nouveau dans le cockpit.
 - Moi, pas aimer Juifs ... murmure à son tour le Chinois.
 - Ah oui, et pourquoi donc ?
 - Juifs, couler Titanic !
 - Non, mais faut être malade : les Juifs n'ont jamais coulé le Titanic ! de s'exclamer le pilote,c'est un iceberg qui l'a coulé! 
 - Iceberg, Goldberg, Rosenberg, Steinberg ... tous pareils."..
 

mardi 7 mars 2017

Du rose pour accueillir le printemps




                                   Sitôt exposés sitôt partis ...il me reste les photos ....

samedi 4 mars 2017

Romantisme masculin





Deux amies :
- Alors, ta soirée d'hier, bien ?
- Non, c'était un désastre. Mon mari est arrivé à la maison, a avalé en quatre minutes le dîner que j'avais passé l'après-midi à préparer, a fait l'amour en trois minutes, s'est retourné sur le côté et est tombé endormi en deux minutes. Et toi ?
- Oh c'était incroyable ! En arrivant à la maison, mon mari m'attendait, il m'a invitée au restaurant pour un dîner très romantique. Après le dîner nous avons marché pendant une heure. Rentrés chez nous, il a allumé toutes les bougies dans la maison et nos préliminaires ont duré une heure ! Après, nous avons fait l'amour pendant une heure ! Et après, on a discuté pendant une autre heure. C'était merveilleux!
Au même moment, les deux maris
- Alors, ta soirée d ’hier, bien ?
- Ouais génial ! Quand je suis arrivé, la bouffe était prête. J'ai mangé, on a baisé et je me suis endormi..
Et toi ?
- L'enfer ! J'étais rentré tôt pour fixer l'étagère de la cuisine, en démarrant la perceuse, le courant a sauté, impossible de le remettre. Quand elle est rentrée, la seule solution pour ne pas me faire engueuler, c'était de l'emmener au resto. Le dîner a coûté tellement cher que je n'avais plus assez d'argent pour payer le taxi du retour. Il a fallu marcher une heure pour rentrer ! Arrivés à la maison, forcément, toujours pas d'électricité; j'ai dû allumer des putains de bougies pour qu'on y voie quelque chose dans la baraque. Cette histoire m'a foutu tellement en rogne que quand on s'est mis au lit ça m'a pris une heure pour bander et après ça m'a pris une autre heure pour jouir. Finalement, encore énervé ça m'a pris une heure pour réussir à m'endormir et pendant ce temps là, elle a pas arrêté de parler...!!