dimanche 23 avril 2017

23 Avril

                                            Je n'avais pas envie d'élégance ce matin....

vendredi 21 avril 2017

Science dure contre science molle





Louis éminent professeur de mécanique quantique, après un déjeuner-choucroute pensant faire une courte sieste réparatrice s’était lourdement endormi.

Depuis quelques temps, exactement depuis qu’il avait résolu le mystère du chat de Schrödinger, son sommeil était habité d’un rêve récurrent.

Une fois de plus le voilà dans le salon de peluche rouge de l’effroyable cartomancienne au visage resté dans l’ombre. La gitane, brutalement,  pousse devant lui une feuille de papier blanc. Horreur elle va appeler l’âme de Diable sait quel  entêté poète que la gloire avait oublié et le forcer encore à cette écriture automatique ! Louis a beau se démener il sent son esprit rationnel envahi par une chose qu’il abhorre : la poésie ! Quelle est l’âme damnée qui lui souffle ces vers de mirliton qui tintinnabulent dans son esprit affolé ! Il ne peut même pas raccrocher sa raison à ces mots incongrus agencés d’une manière abracadabrante. Il est totalement habité par l’esprit d’un autre qui lui dicte ces calembredaines que son esprit cartésien a toujours eu en horreur. Son intelligence si précieuse lui est volée, c’est intolérable. Louis supplie la voyante de le libérer de ce défunt poète et plutôt de lui révéler son avenir. Elle résiste à toute influence empathique et Louis continue de subir cette torture mentale qui va le rendre idiot, il le sent !

Comme chaque fois, à ce moment  de son cauchemar, alors qu’il pense que sa tête va éclater Louis se met à genoux et appelle un exorciste libérateur. Pendant que la cartomancienne se ratatine derrière sa boule de cristal Louis récite avec ferveur toutes les prières contenues dans l’Évangile, le Coran et la Tora. Malgré ces recours précieux et  qui ont fait leurs preuves ici où ailleurs, l’entité malfaisante du rimailleur refuse de rejoindre les limbes et l'abreuve d'alexandrins boiteux.
 Louis est au supplice.

C’est alors que son chien, gavé de saucisse fumée qui gémissait inquiet à ses pieds, le réveille d’un bon coup de langue parfumée.

mercredi 19 avril 2017

mardi 18 avril 2017

lundi 17 avril 2017

Trump la mort


"Au lendemain du bombardement en Afghanistan et une semaine après celui de la Syrie, le président Trump a réaffirmé sa détermination à poursuivre son action et ce jusqu’à ce qu’on lui attribue le prix Nobel de la paix.

« Je ne sais pas combien de temps cela prendra, je ne sais pas combien de morts il faudra pour y parvenir, mais j’aurai ce putain de Prix Nobel », a déclaré le président américain qui ambitionne par ailleurs d’obtenir le Prix Nobel de Médecine et de Littérature."
 Le Gorafi.

jeudi 13 avril 2017

mardi 11 avril 2017

L'ami Philippe marie les mots...


"Les problèmes des boulangers sont croissants...
Alors que les bouchers veulent défendre leur beefsteak,
Les éleveurs de volailles se font plumer,
Les éleveurs de chiens sont aux abois,
Les pêcheurs haussent le ton !
Et bien sûr, les éleveurs de porcs sont dans la merde,
tandis que les céréaliers sont sur la paille.
Par ailleurs, alors que les brasseurs sont sous pression,
les viticulteurs trinquent.
Heureusement, les électriciens résistent.
Mais pour les couvreurs, c'est la tuile
et certains plombiers prennent carrément la fuite.
Dans l'industrie automobile, les salariés débrayent,
dans l'espoir que la direction fasse marche arrière.
chez EDF, les syndicats sont sous tension,
mais la direction ne semble pas au courant.
Les cheminots voudraient garder leur train de vie,
mais la crise est arrivée sans crier gare,
alors... les veilleurs de nuit, eux, vivent au jour le jour.
Pendant que les pédicures travaillent d'arrache-pied,
Les croupiers jouent le tout pour le tout,
les dessinateurs font grise mine,
les militaires partent en retraite,
les imprimeurs dépriment
et les météorologistes sont en dépression.
Les prostituées se retrouvent à la rue.
Amis, c'est vraiment une mauvaise passe.
Mais rarement les banquiers perdent au change."

vendredi 7 avril 2017

Ressemblances







Oliver Hardy est-il l'arrière grand père du





Proviseur Pizzinat ?





            Le docteur Pelloux....



     Est-il le fils caché du chanteur Balavoine ?


Muguet du 1er...avril




C'te bonne blague, ya pu d'saisons ma bonne dame !



mercredi 5 avril 2017

Mosaïque






Je me suis amusée a imaginer cette mosaïque... écologique et l'ai réalisée en mars.

Avec la mer et les poissons, le ciel et les oiseaux , la terre avec ses fleurs (en bouquet de morceaux de vieux bijoux)... L'écologie doit avant tout être humaine comme ce profil androgyne.
Il aurait  fallu  garnir le fond de mosaïques mais je suis trop paresseuse.
 

Maternelle

C'est l'histoire vraie d'une institutrice de dernière année de maternelle, au milieu de janvier, le mois le plus dur pour tout le monde ...
Un des gamins lui demande de l'aide pour mettre ses bottes pour aller en récréation et, en effet, elles sont vraiment difficiles à enfiler.Après avoir poussé, tiré, re-poussé et tiré dans tous les sens, les bottes sont enfin chaussées et le gamin dit :
-"Elles sont à l'envers, maîtresse".
La maîtresse attrape un coup de chaud quand elle s'aperçoit qu'en effet il y a eu inversion des pieds...
Bref, nouvelle galère pour les enlever et rebelote pour les remettre mais elle réussit à garder son calme jusqu'à ce que les bottes soient rechaussées, aux bons pieds

 Et là, le gamin lui dit avec toute la candeur qui caractérise les enfants :
-"C'est pas mes bottes".
A ce moment, elle fait un gros effort pour ne pas lui mettre une baffe, fait un tour sur elle-même en se mordant les lèvres, se calme et lui demande pourquoi il ne l'a pas dit avant ....
Comme le gamin voit bien qu'il a contrarié sa maîtresse, il ne répond pas.
Elle dit alors :
"Bon, allez, on les enlève" et elle se met à nouveau au boulot.
Le deuxième pied est presque sorti quand le gamin poursuit :
-"C'est pas mes bottes, c'est celles de mon frère, mais maman a dit que je dois les mettre".
Là, elle a envie de pleurer mais, une nouvelle fois, elle se calme et entreprend de lui re- re- mettre ses bottes.fin réussie et la maîtresse se sent fière d'avoir réussi.
Pour aller jusqu'au bout, elle le met debout, lui fait enfiler son manteau, lui met son cache-nez et lui demande :
"Où sont tes gants?".
Et le gamin de répondre le plus simplement du monde :
"Pour pas les perdre, je les ai mis dans mes bottes."!!!!!!!!!

samedi 1 avril 2017

Apophtegmes

Un apophtegme est un précepte, une sentence, une parole mémorable ayant valeur de maxime ...

 - L'homme descend du songe (Georges Moustaki)
 - Elle était belle comme la femme d'un autre (Paul Morand)
 - L'enfant est un fruit qu'on fit (Léo Campion)
 - C'est curieux, se faire refaire les seins, ça coûte la peau des fesses (Vincent Roca)
 - Quand il y a une catastrophe, si on évacue les femmes et les enfants d'abord, c'est juste pour pouvoir réfléchir à une solution en silence
 - Vous connaissez l'histoire du mouton qui court jusqu'à perdre la laine ?
 - Si vous m'avez compris, c'est que je me suis mal exprimé(Alan Greenspan)
- L'ennemi est bête, il croit que c'est nous l'ennemi, alors que c'est lui (Pierre Desproges)
 - Vous n'êtes pas responsables de la tête que vous avez, mais vous êtes responsables de la gueule que vous faites.
 - Elle est tellement vieille qu'elle a un exemplaire de la Bible dédicacé.
- Quand Rothschild achète un Picasso, on dit qu'il a du goût. Quand Bernard Tapie achète un tableau, on demande où il a trouvé les ronds…
- Si la Gauche en avait, on l'appellerait la Droite (Reiser).
 - De nos jours, l'assistance à personne en danger se résume à assister au danger...
- N'attendez pas la solution de vos problèmes des hommes politiques puisque ce sont eux qui en sont la cause (Alain Madelin)
 - Les prévisions sont difficiles, surtout lorsqu'elles concernent l'avenir.
 - Quand un couple se surveille, on peut parler de "communauté réduite aux aguets".
 - Les socialistes ont eu tort de venir au pouvoir. Ils auraient dû faire comme Dieu : ne jamais se montrer pour qu'on continue à y croire (Coluche).
- Un mec est venu sonner chez moi pour me demander un petit don pour la piscine municipale, je lui ai donné un verre d'eau.
-Cette nuit un voleur s'est introduit chez moi, il cherchait de l'argent. Je suis sorti de mon lit et nous avons cherché ensemble.
-La seule fin heureuse que je connaisse, c'est la fin de semaine...
-De chez moi au bar il y a 5 minutes, alors que du bar jusque chez moi il y a 1 h 30.

-L'ironie c'est quand tu rentres en prison pour vol de voiture et que tu sors pour bonne conduite...

-Le travail d'équipe est essentiel. En cas d'erreur, ça permet d'accuser quelqu'un d'autre.
-Les parents, c'est deux personnes qui t'apprennent à marcher et à parler, pour te dire ensuite de t'asseoir et de te taire.
-Avant je savais bien écrire et, un jour, j'ai eu un téléphone portable :
"é depui il c produi kelk choz 2 bizar... »
-Les statistiques, c'est comme les bikinis : ça donne des idées mais ça cache l'essentiel.
-J'ai dit à ma femme que j'avais envie de la butter, elle m'a dit que j'avais besoin de consulter un spécialiste. J'ai donc engagé un tueur à gages.
-Le Père Noël est le seul barbu qui peut survoler les États-Unis sans problèmes.
-L'être humain est incroyable : c'est la seule créature qui va couper un arbre pour en faire du papier et écrire dessus: "Sauvez la forêt ".


jeudi 30 mars 2017

mardi 28 mars 2017

Premier sourire du printemps

Tandis qu'à leurs œuvres perverses
Les hommes courent haletants,
Mars qui rit, malgré les averses,
Prépare en secret le printemps.

Pour les petites pâquerettes,
Sournoisement lorsque tout dort,
Il repasse des collerettes
Et cisèle des boutons d'or.

Dans le verger et dans la vigne,
Il s'en va, furtif perruquier,
Avec une houppe de cygne,
Poudrer à frimas l'amandier.

La nature au lit se repose ;
Lui descend au jardin désert,
Et lace les boutons de rose
Dans leur corset de velours vert.

Tout en composant des solfèges,
Qu'aux merles il siffle à mi-voix,
Il sème aux prés les perce-neiges
Et les violettes aux bois.

Sur le cresson de la fontaine
Où le cerf boit, l'oreille au guet,
De sa main cachée il égrène
Les grelots d'argent du muguet.

Sous l'herbe, pour que tu la cueilles,
Il met la fraise au teint vermeil,
Et te tresse un chapeau de feuilles
Pour te garantir du soleil.

Puis, lorsque sa besogne est faite,
Et que son règne va finir,
Au seuil d'avril tournant la tête,
Il dit : " Printemps, tu peux venir ! "


Théophile Gautier

samedi 25 mars 2017

Président, ciel!



Comment savoir si leurs programmes sont solides ?
Par contre eux le sont. Ce n'est pas rien de tenir debout immobile pendant deux heures et demi...L'exercice était sans doute encore plus éprouvant devant deux journalistes impertinents et cavalièrement assis. On aurait dit le jury de "La France a un incroyable talent" ( comme on le souhaiterait en l’occurrence !).
A un moment, fatiguée pour eux, je me suis demandée s'ils ne s'entrainaient pas pour constituer une équipe à Koh Lanta où l'exercice a l'avantage de se dérouler en plein air.


Autre question existentielle:
Fillon a dit : "j'ai rendu les costumes".
P... des costards à sept mille cinq cents balles l'unité , les voilà d'occase! A condition de rentrer dans les bottes, bien droites, du "Prétendant". 
En fin de parcours je veux penser qu'un brave chômeur en aura profité en chinant à Emmaüs.

Si vous êtes d'accord tapez 1.

vendredi 24 mars 2017

Brave dame


Une dame de 98 ans, sur son lit de mort, fait une dernière confidence à son mari de 99 ans qui est effondré par le chagrin.
– Jules, mon petit Jules, avant de fermer à jamais les yeux, je voudrais te révéler un secret. Tu vas aller au grenier, sur la 3ème poutre au fond à gauche, tu vas trouver un carton. Vas le chercher, je te le donne.Le mari, très surpris, monte difficilement au grenier, et après 5 minutes, redescend dans la chambre avec le carton. Il l’ouvre, et trouve à l’intérieur 2 petites boites ; l’une contient 3 œufs et l’autre 250.000 euros. A la vue des billets, les yeux de jules s’illuminent…Puis, après 30 secondes d’intense émotion, il demande à sa Léontine :

– Dis-moi, ma tendre Léontine, c’est quoi les 3 œufs ?

– Eh bien, Jules, depuis 78 ans que nous sommes mariés, chaque fois que je n’ai pas eu d’orgasme quand on faisait l’amour, je gardais 1 œuf de poule. Jules, pas peu fier d’apprendre qu’il n’a eu que 3 ratés en 78 ans, se sent rajeunir… Puis il demande à Léontine :

- Et les 250.000 euros ?... C’est quoi ??? – Et bien… c’est tout simple…. Chaque fois que j’avais 12 œufs, j’allais les vendre..



mardi 21 mars 2017

Le chef étoilé, Anne Roumanoff présente :


LES MENUS DE 2017

Menu Macron surprise
Méli-mélo de gauche et de droite farci aux petits oignons opportunistes
Soufflé de discours aigu assaisonné aux éclats de voix brisée.
Croustade de photos volées arrangées à la sauce médiatique et sa crème de
couvertures de journaux.

Menu catalan à 49,3 euros
Soupe de menton volontaire et de petits poings crispés.
Volaille d'Évry à la farine de Strasbourg.
Compotée de Hollande renié arrosée de son jus de trahison sucrée-salée.

Menu fillonesque
Rillettes du Mans accommodées d'un écrasé de Sarkozy farci et d'une sauce
juppée à l'ancienne.
Rôti de fonctionnaires sur le gril, purée de remboursements réduits et sa
sauce rétrograde.
Sablé de la Sarthe et tisane calmante à la camomille.

Menu hollandais
Poêlée de promesses déçues, bouillie de résultats décevants et moulinée de
livres désastreux.
Renonciation élégante et son émulsion de remontée sondagière.
Solitude de Noël meringuée et sa crème de collaborateurs recasés.

Menu Montebourgeois
Soufflé de confiance en soi.
Chapon de Frangy-en-Bresse et son fumet de sondages dans les choux.
Farandole de candidats à la primaire et son crumble de promesses en tout
genre.

Menu à la Mélenchon
Mousseline de mélenchonnade et son tartare d'extrême gauche.
Poing levé farci en croûte de tribun, arrosé d'un jus de révolte bien cuit
selon l'inspiration du chef.
Fruit de la passion et sa mousseline d'idées irréalisables.

Menu de la famille Le Pen
Duo de Philippot mariné aux études d'opinion.
Trio de volailles à la plancha : dinde blonde pleine de confiance, jeune oie
rebelle à la sauce aigre-douce et coq à l'ancienne sauté aux croûtons rassis.
Mignardises amères de Béziers à la sauce Ménard.

Menu du petit Nicolas
Soufflé de déception et sa sauce aigre.
Salade d'avocats, de juges et d'affaires en tout genre.
Dessert surprise et son velouté d'énergie incroyable.

Menu des Français perdus
Cocktail de verrines d'angoisse, carpaccio d'insécurité économique et
truffade de peur des attentats.
Écrasé de crise économique, ribambelle de chômage et serrage de ceinture
généralisé.
Bûche d'espérance dans un avenir meilleur accompagnée d'un chaud-froid
d'envie d'y croire.


Dommage, il n'y a pas le menu "Hamon"!






Rire

"Amis lecteurs qui ce livre lisez,

Dépouillez-vous de toute affection,
Et, le lisant, ne vous scandalisez :
Il ne contient mal ne infection.
Vrai est qu'ici peu de perfection
Vous apprendrez, sinon en cas de rire ;
Autre argument ne peut mon cœur élire,
Voyant le deuil qui vous mine et consomme :
Mieux est de ris que de larmes écrire
Pour ce que rire est le propre de l'homme."

François Rabelais, Préface de "Gargantua" (1534)

jeudi 16 mars 2017

Choses et lieux


Chacun d'entre nous possède un objet fétiche, une chose qui a vécu, chargée d'humanité héritée ou chinée... même le plus rationnel chérit une chose à laquelle il tient particulièrement:" Objets inanimés avez vous donc une âme qui s'attache à notre âme et la force d'aimer" ?... Je chéris profondément cette petite statuette très ancienne, " chargée", représentant un sage nippon.
Son bois précieux est doux sous la main, apaisant, poli par toutes ceux qui l'ont caressé.

Avant de quitter Tokyo j'étais aller rendre visite à mon ami Okuyama san.
Cet homme délicieux, parlant notre langue, d'une grande culture, avait créé "la" Librairie Française de Tokyo. Il venait pratiquement tous les étés dans notre Université.Brillant et plein d'humour. Nous attendions ses visites avec impatience, il avait un amour sincère pour la France dans tous les domaines, de la gastronomie à la littérature. Chaque année il me demandait de l'amener à Lourdes. Je manifestais mon étonnement:
- Mais Monsieur vous êtes shintoïste, pourquoi ces visites à Lourdes?
- Parce que partout où je vais j'aime me rendre dans des lieux "habités" et Lourdes en est un des plus significatifs. Nous avons eu alors une longue discussion  sur ce thème du lieu habité, en particulier sur ceux qui retiennent, palpable, la ferveur des "croyants". Il avait été très ému quand je lui avais raconté avoir eu la chance de ressentir cette vibration impressionnante au temple Zen de Kyoto. Une expérience qui m'a marquée à vie.
C'était donc notre dernière rencontre et au lieu du ton enjoué habituel mon ami s'était adressé à moi avec  sérieux m'apprenant que, atteint d'un cancer, il n'avait que quelques mois à vivre...
S'interdisant plus que jamais toute apparente sentimentalité il m'avait dit adieu et offert cette statuette représentant beaucoup pour lui, après l'avoir tenu longuement dans ses mains une dernière fois.
Merveilleux cadeau qui ne m'a jamais quittée.


mercredi 15 mars 2017

Mars. Sous le pont,les soupirs...

                                                 
                                                       Mars, marche, marché....

mardi 14 mars 2017

"Octographe", clap de fin



Notre dernier roman écologico-policier (oui, c'est un genre nouveau!) vient de paraître. Il rejoint ses quatre frères aînés pour constituer une jolie collection témoin de cinq années de travail, de  discussions passionnées et de fou rires ...
L'expérience s'achève, il est temps de passer à une autre aventure.



dimanche 12 mars 2017

Il est sept heures




Ma cuisine est noire, froide. Par la porte-fenêtre la lumière lointaine, très haut, derrière une vitre nue, m’accueille comme tous les matins, même le dimanche. C’est un luminaire  mural, vraisemblablement dans  une cuisine. Il est où cet appartement ? Forcement à la quatrième droite au dernier étage du petit collectif. Sa distance, en biais, à vol d’oiseau ? Au dessus de deux toits plats, de trois jardinets et de la petite route, soixante, quatre vingt mètres ? De l’occupante (j’ai décidé que c’était une femme) je n’entrevois que la tête et le buste au dessus de la rambarde du balcon. Pendant que je prépare mon petit déjeuner je la vois aussi aller et venir dans la lumière jaune entre les murs et la table. Maintenant je n'aperçois plus que sa tête, elle est assise : nous déjeunons ensemble. Depuis combien de temps ? Des années sans doute si je me base sur toutes les fois où j’ai vu clignoter contre la vitre les ampoules multicolores dessinant un arbre de Noël… Elle éteint en même temps que moi sa lumière dès que le jour est assez clair. Je ne la vois plus jusqu’au lendemain. Où va-t-elle ? Où travaille t-elle ? Je lui invente des occupations bizarres, des professions rares. Peu importe pourvu qu’elle allume demain matin. Elle est seule comme moi.  Seule ? En fait je n’en sais rien. Pour la première fois, dimanche dernier, une silhouette arrivée du fond de la cuisine s’est jointe à elle, plus grande, plus large. Un homme ? Bien sûr, un homme. Le samedi, la veille, ils ont dû aller au restaurant, puis au cinéma, amoureux bien sûr et il a passé la nuit chez elle. Cela me fait vraiment plaisir. J’espérais revoir leur double image, en vain. L’affaire d’une nuit ? Cette exception à part c’est toujours le même cérémonial du matin et mon soulagement de la savoir là, fidèle, rassurante dans son halo lumineux. Ce serait tellement facile de la connaitre. Quelques pas dans la rue, l’entrée de l’immeuble, la lecture des boites aux lettres… Peut être que je me présenterais, peut être qu’elle sourirait, peut être qu’elle  me dirait qu’elle est heureuse de me retrouver tous les matins, au loin, en bas, derrière ma fenêtre ? Peut être serait-ce une affreuse mégère qui irait jusqu’à m’accuser de l’espionner ? Peut être serait-ce un vieux type grossier qui me déclarerait boire le matin dans sa cuisine, à la place du thé que j’imaginais, le petit blanc qui réveille ?
Peut-être ? Je ne saurais jamais.