dimanche 25 juin 2017

Sac de nœuds






Tant de pein nœud ,

Pleurer comme une Madelé nœud nœud rasthénique…

Appeler  Nœud ville et Alin nœud,

Gentils nœud- nœuds,

Mais ils sont à Nœud York !

Faire un nœud coulant

L’attacher au chê nœud

Nouer en nœud papillon

          Adieu

Vécu épi nœud,  hai nœud, véné nœud

Bonjour vertigi nœud voyage.


vendredi 23 juin 2017

Fraternité

   

                        " D' ailleurs nous sommes tous d'ici"

mercredi 21 juin 2017

mardi 20 juin 2017

Bravo Jeanmi !



Des polars très réussis , bien écrits avec ce qu'il faut de suspens. Des frissons de plaisir !
Quel dommage que la sympathique vidéo s'échappe sur cet écran.Par crainte de l'assassin ?
Elle est visible sur le blog : "A l'étrange pierre taillée".

vendredi 16 juin 2017

Emirs ,Pachis, Pachas....



NTERNATIONAL -" L'Égypte a annoncé ce lundi 5 juin avoir rompu ses liens diplomatiques avec le Qatar, accusé de soutenir "le terrorisme", après des mesures similaires adoptées par ses alliés du Golfe, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et Bahreïn. Le Yémen a également décidé de prendre une telle mesure.
Le Caire et Doha ont des rapports extrêmement tendus depuis que l'armée égyptienne a destitué le président islamiste Mohamed Morsi en 2013. Le Qatar était l'un des principaux soutiens de Morsi et avait dénoncé son éviction par l'ex-chef de l'armée et actuel président Abdel Fattah al-Sissi. Le riche émirat gazier du Golfe a condamné à plusieurs reprises la répression lancée par le régime contre les pro-Morsi.
Plusieurs compagnies aériennes suspendent leurs vols vers et en provenance du Qatar
Le gouvernement du Caire a "décidé de mettre fin à ses relations diplomatiques avec l'État du Qatar, qui insiste à adopter un comportement hostile vis-à-vis de l'Égypte", a indiqué le ministère des Affaires étrangères égyptien dans un communiqué, qui annonce la fermeture de ses frontières "aériennes et maritimes devant tous les moyens de transports qataris".
Les Emirats, l'Arabie saoudite et Bahreïn ont aussi décidé de fermer "dans 24 heures" leur espace aérien et leurs frontières terrestres et maritimes avec le Qatar.
Les compagnies aériennes émiraties Etihad, Emirates et flydubai ainsi que la Saoudienne Saudia ont annoncé la suspension de tous leurs vols à destination et en provenance du Qatar. Dans des communiqués séparés, les compagnies émiraties précisent que la suspension des vols avec le Qatar entrera en vigueur mardi matin "jusqu'à nouvel ordre".
Qatar Airways a à son tour annoncé la suspension de tous ses vols vers l'Arabie saoudite.
Le Qatar, qui se targue de jouer un rôle régional et d'avoir été choisi pour organiser le Mondial-2022 de football, a également été exclu de la coalition militaire arabe qui combat des rebelles pro-iraniens au Yémen. Cette dernière mesure a été saluée par le gouvernement du président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi qui a aussi rompu avec Doha. Il l'accuse de soutenir -malgré sa participation à la coalition arabe- ses adversaires, les rebelles Houthis.
L'Arabie saoudite a fermé lundi les bureaux de la chaîne de télévision qatarie Al Jazeera, quelques heures après l'annonce, selon l'agence officielle Spa. "Le ministère de l'Information a fermé les bureaux de la chaîne Al Jazeera et lui a retiré sa licence".
La Bourse de Doha a clôturé en baisse de 7,58% après ces annonces tandis que des habitants de la capitale se sont rués sur les produits alimentaires dans les supermarchés selon le site en ligne Doha News.
Accusé "de véhiculer l'idéologie d'Al-Qaïda et de Daech"
Dans son communiqué, l'Égypte évoque "l'échec de toutes les tentatives pour dissuader (le Qatar) de soutenir les organisations terroristes", y compris la confrérie islamiste des Frères musulmans, dont est issu Morsi. La confrérie, classée "organisation terroriste" par les autorités du Caire et plusieurs pays du golfe, nie avoir recours à la violence.
Le Caire accuse Doha "de véhiculer l'idéologie d'Al-Qaïda et de Daech (acronyme en arabe du groupe jihadiste Etat islamique) et de soutenir les opérations terroristes dans le Sinaï". Dans son communiqué, l'Égypte accuse le Qatar "d'ingérence dans ses affaires internes", mais aussi "d'abriter des dirigeants (des Frères musulmans) qui font l'objet de condamnations judiciaires pour des opérations terroristes".
En réponse, le Qatar a accusé ses voisins du Golfe de chercher à le mettre sous tutelle et dénoncé comme "injustifiée" et "sans fondement" la rupture des relations diplomatiques. Exprimant "son profond regret et sa surprise", le ministère qatari des Affaires étrangères a dénoncé "une campagne hostile, fondée sur des mensonges (...) témoignant d'une préméditation à nuire à l'État" du Qatar.
Le Qatar "entreprendra les mesures nécessaires pour mettre en échec les tentatives d'affecter sa population et son économie", a-t-il précisé.
L'Iran "inquiet"
La Turquie et l'Iran ont appelé au dialogue. Ankara, très proche du Qatar, a proposé son aide alors que Téhéran, dont le rapprochement avec le Qatar exaspère ses voisins, estimait que seuls "des moyens politiques et pacifiques et un dialogue franc entre les parties" pouvaient résoudre le différend.
L'Iran s'est dit "inquiet" par la situation et a "demandé à tous" de "tirer partie des expériences amères dans la région, d'éviter l'émotion et de s'en remettre à la sagesse afin d'aller vers la paix et la désescalade", a affirmé le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères."


jeudi 15 juin 2017

dimanche 11 juin 2017

Sport


Avec les beaux jours la pratique du vélo est excellente pour la santé,
il est conseillé d'amener une grande quantité de boisson.
A la bonne vôtre !


vendredi 9 juin 2017

El rio Parana


J'espère que mon amie reconnaitra le fleuve qui lui est cher. Quant à moi qui ne suis pas équipée pour travailler une telle surface je vais retourner avec plaisir à des formats plus modestes.

jeudi 8 juin 2017

Votons dimanche.

 

 On fêtait, ce jour-là par un souper d'adieu, le départ en retraite du curé de la paroisse.
 Un politicien local était invité pour prononcer un bref discours.

Comme il tardait à arriver, le prêtre décide de dire quelques mots pour passer le temps:
 - "La première impression que j'ai eue de ma paroisse, je l'ai eue avec la première confession que j'ai eu à écouter. J'ai tout de suite pensé que l'évêque m'avait envoyé dans un lieu terrible alors que la première personne me confessa qu'elle avait volé un téléviseur, qu'elle avait volé de l'argent à son père, qu'elle avait aussi volé l'entreprise pour laquelle elle travaillait, en plus d'entretenir des relations sexuelles avec l'épouse de son supérieur. De plus, à l'occasion, il s'adonnait aussi au trafic de stupéfiants. Et pour terminer, il me confessa qu'il avait transmis une maladie vénérienne à sa propre sœur.
J'étais atterré, apeuré! Mais avec le temps, je connus plus de gens et je m'aperçus que tous ... n'étaient pas ainsi.
J'ai vu une paroisse remplie de gens responsables, avec de bonnes valeurs, croyant en la foi. Et c'est ainsi que j'ai vécu les 25 années les plus merveilleuses de mon sacerdoce."
 Sur ces mots arrive le politicien, qui alors prend la parole.
Bien sûr il s'excuse de son retard et commence son allocution:
 -"Jamais je n'oublierai le premier jour de l'arrivée du Père dans notre paroisse. En fait, j'ai eu l'honneur d'être le premier à me confesser à lui!"

mercredi 7 juin 2017

Vibrant Reggiani

Heureusement les mœurs évoluent...même au plus haut niveau.

mardi 6 juin 2017

Top modèles



Récamier, sofa, méridienne, canapé, divan,ottomane,causeuse... et quoi encore.
Peu importe le meuble et son appellation. Que ce soit Madame de... ou La Douce, ce qui compte c'est la pose sensuelle et femelle en diable !

dimanche 4 juin 2017

Conversation-29- avec Cora.




- Je vous dérange, ma chère Cora ?
- Non, pas si tu veux bien prendre un fauteuil et regarder la télé avec moi.
- Ah, oui, c’est le retour sur terre de Thomas Pesquet, ravie de le voir avec vous en direct.
- J’ai toujours été passionnée par la conquête de l’espace. Nous avions acheté, une folie, une télévision pour assister aux premiers pas de l’homme sur la lune, quelle émotion ! Plus tard j’ai suivi avec le même intérêt la très belle et très talentueuse Claudie Haigneré astronaute française devenue Ministre de la Recherche…
- Et bien vous en avez l’air fan comme d’une pop star ! Mais on la voit à l’écran cette dame distinguée sous ses cheveux blancs…
- Ma petite, a chacun ses idoles. J’ai eu la chance, plus tard, de rencontrer Jean-Loup Chrétien  et Patrick Baudry. Admirables de gentillesse et de simplicité, ces astronautes ultra intelligents hyper diplômés qui ont pourtant un destin bien au dessus du lot n’ont pas la grosse tête ! Thomas Pesquet qui a eu la générosité de nous faire partager son odyssée est bien de la même trempe.
- Cora, vite, regardez, ils ont sorti Pesquet, souriant, tout pâle dans son fauteuil. Le Président, qui est décidément partout où il faut, applaudit.
-Nous aussi.    Allez, champagne !
- Mais, Cora, je ne sais pas ouvrir la bouteille…
- Ah, je te jure que par moments je regrette vraiment de ne pas avoir d’homme à la maison !
Bon, puisque tu es là tu vas m’aider à faire un courrier parce que tu es bien plus rapide que moi sur le clavier. Je te dicte et tu écris, d’accord ? Il s’agit d’une demande d’aide. Je commence - Monsieur,………………fin. Imprime je vais signer.
- Excusez-moi, Cora, mais cela ne va pas du tout, c’est trop clair, on n’a absolument pas l’impression que c’est une très vieille dame qui écrit.
- Ohohoh, Ahahah…. tu me fais mourir de rire ! Si tu trouves le texte trop bien tourné ajoute tous les deux mots « agaga, agaga » !
- Oh, Cora, vous êtes impayable. Je regrette vraiment de  devoir remettre la bouteille de champagne au frais !

vendredi 2 juin 2017

mardi 30 mai 2017

Danse





La vidéo du gars qui fait danser le monde a fait surgir des souvenirs…

J’aime la danse sous toutes ses formes et si je regrette de ne pouvoir pratiquer les extrêmes : la danse classique et le hip hop…. Je me débrouille assez bien dans l’intervalle. A deux, je luis dois mes premiers émois de valse romantique et le délicieux trouble de tangos passionnés. Je n’ai jamais manqué, seule, au cours de mes chemins gitanes de me joindre aux danses qui marquent dans le monde un rituel ou une liesse populaires. De la jota aragonaise, aux piétinements africains en passant par le sirtaki grec…Partout la meilleure et plus simple manière de participer et de se faire accepter.

C’était au cours d’un voyage sur l’Amazone, partis de Manaus nous allions sur ce fleuve impressionnant de village en village, petits regroupements au bord de l’eau avec leurs cases modestes et leurs groupes  bruyants d’enfants nus et dorés proposant un singe agressif ou un perroquet dédaigneux. Après quelques jours dans ce climat tropical humide la fatigue commençait à se faire sentir surtout que les nuits sur le bateau n’étaient guère reposantes. Somptueuses certes, avec des ciels étoilés soudains envahis de titanesques nuées orageuses d’un noir violet, l’énorme mouvement des masses d’eau sombre sous la coque et, venant de la terre, le jacassement des milliers d’animaux  de la forêt, mais… Mais nous dormions sur le pont dans des hamacs, alignés comme de monstrueuses larves. Avec, en guise de couverture, une grande  feuille de plastique qui s’alourdissait au fur et à mesure des réguliers abats de pluie. Le vent soufflant en rafales il était courant que le hamac d’un des passagers se décroche, on entendait alors un grand boum éclaboussé et cri du malheureux qui s’affalait sur le pont au milieu des rires des autres larves plus chanceuses.

 Nous étions sur le chemin du retour et devions achever le périple dans un village plus important où nous attendait le « banquet «  final. Des tables étaient dressées dans un vaste hangar de tôle, au fond des musiciens accroupis avec des instruments indéfinissables. On voyait dans la cuisine attenante s’affairer des femmes en chemise de coton brut. Des touristes venus d’ailleurs s’installaient avec nous. On nous servit du poisson évidemment, avec en cadeau ses monstrueuses écailles rugueuses si solides que les indigènes s’en servent comme limes. A la fin du repas entrait un groupe de jeunes gens des deux sexes richement habillés se mettant à danser avec les musiciens subitement réveillés. Rythme joyeux mais visages frais inexpressifs de ceux appelés par les anciens à perpétrer sans enthousiasme ces coutumes qui attirent le chaland et qui n’y voient que le côté commercial. Autour de moi l’assistance un peu blasée photographiait, distribuait quelques sous… J’étais un peu attristée puis j’ai vu les femmes danser dans la cuisine ! Je suis allée les rejoindre aussitôt et suivi le rythme de leur ronde. Je n’oublierai jamais, m’intégrant immédiatement, les regards brillants de ces femmes âgées (ou usées…) en majorité  et qui jouissaient pleinement de ce moment de plaisir. Elles me souriaient, me donnaient la main et nous étions là dans cette musique viscérale unies simplement en tant que tant que femmes avec malgré les différences visibles, au fond de nous le même vécu d’épouses, de mères assorti des mêmes joies et peines…En nage, échevelées, rieuses nous sautions en parfaite harmonie.
Quand la musique s’est tue nous nous sommes spontanément embrassées. Il y avait des larmes aussi.


lundi 29 mai 2017

Merveilles de la nature.

     Aujourd'hui le choix entre :   Fleur-oiseau ou ...

               Oiseau-fleur...

jeudi 25 mai 2017

Sol air.



La belle vie crétoise...

                                                        En trois temps et trois martinis...

mercredi 24 mai 2017

A savoir, citoyen...

"En annonçant qu'il prenait officiellement sa retraite, François Hollande rejoint le club très fermé des anciens locataires de l'Élysée encore vivants, composé de Nicolas Sarkozy, Jacques Chirac et Valéry Giscard d'Estaing. Il va pouvoir bénéficier comme eux, à part Nicolas Sarkozy qui ne vient pas de la fonction publique, du statut en or massif des fonctionnaires cumulards.
On a beaucoup glosé à l'époque sur le montant exorbitant de la retraite mensuelle de Valéry Giscard d'Estaing, de l'ordre de 30 000 euros, qui incluait il est vrai les 12 750 euros d'indemnités de membre à vie du Conseil constitutionnel. Puis, sur celle de Jacques Chirac il y a dix ans, de 31 000 euros, mais qui ne touche plus ces dernières années que 18 000 euros par mois, ne participant plus aux délibérations du Conseil.
François Hollande, pour ce qui le concerne, depuis une loi de 2007, ne pourra pas cumuler autant que ses prédécesseurs, anciens fonctionnaires élus, mais il aura droit tout de même, hors Conseil constitutionnel – il a fait savoir qu'il n'irait pas –, à une retraite globale de 15 100 euros mensuels, à comparer aux 18 000 de Giscard et de Chirac. Ces 15 100 euros nets cumulent officiellement quatre pensions : 5 184 euros pour la présidence de la République, 6 208 euros au titre de sa fonction de parlementaire, 3 473 euros au titre de sa retraite de conseiller référendaire de la Cour des comptes et 235 euros comme ancien élu local.
Des retraites abusives dont ne peuvent bénéficier que des fonctionnaires
Deux remarques : ces 235 euros correspondent à l'ensemble des mandats locaux de François Hollande (4 ans président du conseil général de Corrèze et 7 ans maire de Tulle). C'est très peu mais c'est à cause d'une loi de 2007 qui a institué un plafonnement, appelé « écrêtement » en langage administratif, des rémunérations des élus qui sont déjà parlementaires. Ce n'était pas le cas de Jacques Chirac, qui a pu cumuler plein pot un certain nombre de pensions correspondant à ses mandats locaux (conseiller général de Meymac et maire de Paris) qui s'ajoutaient à son emploi fictif à la Cour des comptes.
Seconde remarque, à propos justement de ces emplois fictifs : les anciens présidents Chirac et Hollande, en plus de leurs attaches corréziennes, ont un autre point commun, le fait d'avoir pu continuer à cotiser à la Cour des comptes dont ils étaient issus administrativement mais où ils n'avaient jamais mis les pieds, sauf de façon intermittente à leur sortie de l'ENA. Nous sommes vraiment là au cœur d'un système caractérisé d'emplois fictifs qui permet des retraites abusives dont ne peuvent bénéficier que des fonctionnaires : un privilège qui a été supprimé en 2012 pour les députés, sans effet rétroactif bien entendu, mais qui continue de s'appliquer ailleurs.
Pour bénéficier dans le privé d'une retraite de l'ordre des 3 500 euros nets attribués à François Hollande par la Cour des comptes, il faut pouvoir justifier de cotisations élevées sur des salaires bruts moyens de l'ordre de 7 000 euros pendant au moins 25 ans (les fameuses « 25 meilleures années » du privé face aux 6 derniers mois du public), ce qui est réservé à des cadres d'un certain niveau. Quand on sait d'autre part que les anciens présidents de la République, en plus de leurs autres pensions et avantages en nature considérables – un appartement de fonction, une voiture, deux chauffeurs, deux personnes de service, sept collaborateurs et une protection rapprochée -, perçoivent jusqu'à la fin de leurs jours une dotation d'un montant égal à celui du traitement d'un conseiller d'État, 5 164 euros nets mensuels, on peut imaginer à quel point la République est généreuse à leur égard : après leur décès, il sera encore versé la moitié de cette dotation à leurs héritiers familiaux.
Et si on s'inspirait du modèle britannique ?
Pour bien comprendre ce que représente de nos jours une retraite de 15 000 euros nets, il faut savoir que, pour en bénéficier, un cadre du privé devra avoir cotisé pendant 25 ans sur un salaire brut moyen de 29 420 euros, soit le plafond actuel de la Sécu, plus 8 fois la tranche A, montant maximum sur lequel sont assises les cotisations ouvrant droit à prestations : au-delà il faut cotiser à titre privé auprès d'un assureur. Ces 29 420 euros, sur lesquels les cotisations mensuelles de retraite, salariales et patronales cumulées, sont de 4 100 euros, ce qui est considérable, correspondent à un salaire brut annuel de 353 000 euros, soit une addition géante de 8,8 millions d'euros sur 25 ans.
Avec ses 15 000 euros nets par mois, François Hollande qui, dans la pratique, n'a jamais rien fait d'autre que de la politique aux frais du contribuable touchera vraiment une retraite de nabab ! Fin 2016, Alain Chrétien, député-maire de Vesoul et soutien de Bruno Le Maire, avait proposé à l'occasion de la loi de finances de 2017 de supprimer le régime d'exception des députés permettant des retraites importantes malgré de très faibles cotisations, mais la majorité socialiste avait refusé tout débat à ce sujet.
Au moment où il est question de donner des responsabilités éminentes à la « société civile » et pour égaliser les systèmes de retraite et les conditions d'accès aux mandats parlementaires entre fonctionnaires et salariés du privé, il faudrait peut-être, sur le modèle britannique, obliger les fonctionnaires à quitter d'abord leur administration avant de pouvoir se présenter à des élections. Bruno Le Maire, le nouveau ministre de l'Économie, l'a fait. Il a démissionné et abandonné son statut de fonctionnaire, tout comme le nouveau président de la République, Emmanuel Macron, et, à notre connaissance, quelques autres énarques, dont Valérie Pécresse, la présidente LR de la région Île-de-France. Cela mérite d'être souligné, mais cette attitude vertueuse, on l'a compris, est extrêmement rare.
Ces incroyables privilèges réservés aux fonctionnaires
François Hollande voulait instituer une « République exemplaire » et « moraliser » la vie publique. Il avait raison. Il est cependant pour le moins étonnant qu'il n'ait pas su ou pas voulu profiter de son quinquennat pour modifier ces incroyables privilèges réservés aux fonctionnaires. Ils sont tellement abusifs qu'on peut se poser des questions de fond sur la réelle moralité de nos plus hauts dirigeants issus de la fonction publique, à commencer par celle de François Hollande lui-même. En effet, il n'aurait pas hésité, nous dit-on, à se faire attribuer un somptueux appartement de fonction de 350 mètres carrés dans l'un des quartiers les plus chers de Paris face aux jardins des Tuileries, avec un loyer de 15 000 euros par mois, du même montant que sa retraite de nabab. Question subsidiaire : de combien d'argent un membre de la société civile devrait-il disposer en France, s'agissant de ressources nettes d'impôts, pour s'offrir un tel loyer de 180 000 euros par an ? La réponse fait peur…" Le Point 23.05.17