lundi 22 septembre 2014

Journée du patrimoine

Ce matin je me promenais innocemment dans le parc près de la rivière sous un soleil digne d'un vrai mois de juillet. Voilà que je tombe sur  un cercle d'une quinzaine de personnes en conférence-débat, discutant sous les chênes de " L’économie de l'eau". Bon. Sympa mais pas de quoi mettre le feu à celle du lac.
- Je vous remercie dit l'animatrice et maintenant, toujours dans l'esprit de notre Patrimoine Naturel nos élus vous convient à un repas issu exclusivement de notre belle nature.
Pourquoi pas. J'ai bien regretté de n'avoir pas mon appareil photo pour immortaliser cette présentation originale.
Une série de tables basses, pieds en rondins dessus en ardoise couvertes de nourritures improbables colorées et parfumées. Une déco de  larges feuilles de fougères, et en guise d'assiettes, au choix, des grandes feuilles ( comestibles) des moitiés de calebasses, d'énormes coquilles Saint Jacques...
Un banc recouvert de mousse pour s'essuyer les doigts.
- Approchez-vous, prenez un gobelet en bambou pour goûter aux boissons de menthe, thym ou sarriette.
 J'avais soif, j'ai bu. J'avais faim j'ai mangé. Quoi ? difficile de retenir le nom de ces ingrédients plus bio que bio issus de notre environnement immédiat et pour moi parfaitement inconnus. Je dégustais une sorte de cookie à l'ortie, au maïs et aux girolles saupoudré de pétales de fleurs quand l’artiste qui avait préparé ce banquet s'est approchée de  moi, mince et nerveuse comme un fil de haricot, un très joli visage sous une tignasse emmêlée.Très sincère  je lui ai dit: "c'est délicieux".
Elle, comme si elle avait marché sur une vipère :
- Non !  ce n'est pas délicieux, c'est...Moi, quand on me ferme la porte au nez j'ai les esgourdes qui se bloquent et je n'ai rien  entendu des qualificatifs qu'elle juge plus appropriés à son œuvre.
Un grand costaud  habillé comme un charbonnier ( de charbon de bois évidemment) son compagnon sans doute, faisait passer des sauces jaunes rouges et vertes dans de profondes coquilles d'huitres . Étant donné son gabarit  je le soupçonne de s'évader de temps à autre de sa hutte en rondins éclairée à la luciole pour dévaler vers le patelin le plus proche et s'offrir en douce des hamburgers-coca...
J'ai continué ma dégustation avec, je ne sais pas si on dit légumes, plantes ou herbes, des choses longues rondes, juteuses ou piquantes présentées sur des sortes de toasts dont je pas reconnu le goût mais la couleur : gris-chiné. Enhardie, je me suis cassée en deux pour piquer encore au ras du sol des sortes de rouleaux de printemps garnis de verdures croquantes, délicieuses. Pan sur la main! on ne dit pas délicieuses. Qu'y avait-il encore ? Ah oui, des tartelettes aux baies de pyracantha! Je crois que ce sont elles qui m'ont achevée. L'ensemble a eu raison de mon gésier pourri peut-être mais plus accoutumé aux colorants, conservateurs et autres steaks-frites...
Le rototo c'est mignon quand on est bébé, mais plus tard...j'ai cru m'en sortir en piquant des mûres et des figues mais pas moyen d'endiguer les remontées acides.
Pourtant je l'aime, moi, la Nature !
J'ai les dents du fond qui baignent dans le vitriol mais je suis ravie de l'expérience .
C'était plus marrant que  de faire la queue pour avoir droit à la visite du musée du Moulin à Café !


Et pour ne pas mourir idiot :


14 commentaires:

  1. As pessoas entram em nossa vida por acaso, mas não é por acaso que elas permanecem.
    Lindos dias de outono!
    Beijos Marie.

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  2. Ben nous autres on a fini en musique (celtique) et comme on n'avait pas trop de temps pour éplucher des orties et presser de mûres pour en tirer le jus.... on s'est contentés de chips et de cidre et on a dansé pour faire descendre...
    Ecolo oui, mais pas trop!

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  3. Pas de patrimoine pour moi car trop de monde ! Mais fête du cheval dans le prés de St Valier et évidement nous n'avons pas brouter l'herbe. Grillades, frites, ratatouille et petit rosé !
    Toi, tu as fais un expérience d'un autre type, je ne sais pas si j'aurai pu, trop mystérieux pour moi, je ne suis pas une aventurière !-o)

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  4. Pauvre toi ! Voici ce qui arrive quand le bio, une excellente chose s'il en est, tourne à la religion, une religion farcie de dogmes, de jugements et parfois d'une teinte de mépris.

    Pas grave, tu vas t'en remettre. Je te suggère un excellent Château Pomensac 2009 pour faire descendre le tout. Pas bio mais il faut ce qu'il faut quand on veut s'humecter le gosier de façon décente. Vive le vin français, sauf quand il obéit à la religion biodynamique, une sorcellerie !

    :-)))))

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  5. No se me ha quedado muy bien el cuerpo, ya que ando también algo indispuesto del estómago.

    Besos.

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  6. pourquoi une journée, quand on voit les files d'attente interminables. Peuvent laisser ouvert toute l'année. Merdre...
    Bzzz...

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  7. Tu repartes cultura,pero el viejo fotógrafo tiene fantasias

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  8. Dommage que tu n'aies pas photographié un ou deux de ces "plats" et leur présentation. J'espère que les brûlures d'estomac sont passées et je ne suis pas sûr que tous ces plats pour bio qu'ils soient aient été équilibrés.

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  9. Je ne sais pas pourquoi mais je sens comme une résistance, une méfiance....Finalement rien ne vaut un steak frites

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  10. Dar paseos por un bosque en otoño,nos puede servir àra relajar nuestros espíritus

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  11. Houlà vi c'était nature de chez nature, la dégustation pas délicieuse, dis donc... ^^ Y a des recettes que t'as eu envie de repiquer histoire d'essayer chez toi, finalement ?

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