dimanche 9 janvier 2011



"S'accompagnant d'un doigt
ou quelques doigts,
le clown se meurt, sur un petit violon
et pour quelques spectateurs.
Ma chè v'ha fatto de male sta povera creatura,
ma chè c'iavete da ridere et portaije jettatura !
D'une petite voix comme il n'en avait jamais eue,
il parle de l'amour et de la joie, sans être cru.
Se voi non comprendete,
si vous ne comprenez pas,
almeno non ridete au moins ne riez pas.
Ouvrez donc les lumières puisque le clown est mort,
et vous applaudissez admirez son effort." Giani Esposito .


Et encore:
Souvenir d’enfance d’un barbare.
Nous partîmes cinq cents
au-delà des montagnes
cinq cents avec les vieuxles femmes et les enfants
nous sommes froid très froid
et puis nous arrivâmes
cinq cents et sans les vieux
mais avec d'autres femmes
Nous vîmes dans la ville
au comble de l'aisance
et tout une variété
de gens sans importance
nous eûmes peur très peur
Et nous les massacrâmes
Heureux de nous en être
tirés à si bon compte
nous primes au hasard
un souvenir chacun
et redoutant les joies
les dangers des grandes villes
nous fîmes nos bagages
et puis nous repartîmes
Car un barbare aussi
car un barbare aussi
n'est jamais aussi bien
que chez lui. " Giani Esposito.

2 commentaires:

  1. Bonjour,
    je découvre et apprécie les textes.Bonne fin de journée.

    RépondreSupprimer