mardi 18 mars 2014

En visite à Paris.


                                                      ...Dansons avec Buren...




16 commentaires:

  1. Fais gaffe à ta colonne :-)
    GROS BECS

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  2. L' art contemporain officiel...18 mars 2014 à 14:21

    Buren?

    Là où Buren passe, l’art trépasse…
    …Le sujet est d’actualité puisqu’on nous annonce pour l’année 2014 deux grosses expositions Buren : l’une au Musée de Strasbourg et l’autre au MAMO de Marseille…

    « Ce n’est pas Philippe IV qui a fait Velasquez, ce n’est pas La IV e République qui a fait Georges Braque, mais c’est bien la Ve République qui a fait Daniel Buren » – écrit Marie Sallantin (1) … Oui, Buren est bien un pur produit de l’appareil institutionnel français. Il en est même l’emblème, la figure de proue, la clef de voûte et la gloire nationale depuis près de quarante ans. Il est donc l’artiste « pompier » par excellence, mais à cette différence près avec les peintres « pompiers » du début du 20e siècle, que lui, se déclare anartiste, anti-art, anti-peinture et donc anti-pompier, parce que son talent de médiocre peintre au départ, n’est évidemment plus dans la peinture – même, mais dans cette capacité extraordinaire qu’il possède de pouvoir activer les mécanismes de reconnaissance et de légitimation avec du pur rien, avec de la non-peinture, avec une sorte de béance d’art et avec, comme le disent ses fidèles exégètes, « un questionnement permanent des limites de la peinture ». .. Un questionnement en soi, pour soi, entortillé sur soi et sans réponse possible… un questionnement sur les limites de la crétinerie sans limites des adeptes de l’AC, disent les mauvaises langues…un questionnement donc qui peut durer indéfiniment comme inépuisable et confortable rente de situation pour lui et à perpétuité… Et ça, il faut bien le reconnaître, c’est très fort ! Bravo l’anartiste !

    Et cela fait quarante ans que cet artefact, ce fibrome, cette anomalie, cet effet Larsen, cette boursoufflure exponentielle du rien, accapare et subjugue les dispositifs et l’argent publics…Et cela continue pour l’année 2014, avec deux grosses expositions Buren : l’une au Musée de Strasbourg et l’autre au MAMO de Marseille…Et pourquoi pas au Louvre en 2015 ?… Cela se poursuit donc de plus belle, ou plutôt de pire en pire, puisque, s’il était possible de reconnaître quelque rigueur théorique ou sobriété esthétique à sa démarche première des années 70, nous assistons maintenant à toutes sortes de déclinaisons colorisées (2) des bandes verticales initiales, avec parasols, machins électroniques, machines optiques, miroirs et multiples autres laborieux dispositifs de mise en spectacle, où le gigantisme et la démagogie vont de paire avec l’indigence formelle et l’incapacité foncière à comprendre ce qu’est l’art.
    ( à suivre...)

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    1. Art officiel d' Etat18 mars 2014 à 14:28

      ( suite !)
      Le piège tendu à l’institution par notre « outilleur visuel » national, est certes très rudimentaire, ( et si Buren n’avait pas existé, on en aurait bien trouvé ou inventé un autre, puisque Duchamp en avait déjà conçu le format), mais cette stratégie simpliste de non contenu in situ pour mieux mettre en valeur le contenant environnant s’est avérée imparable dans sa simplicité…Quelle aubaine en effet pour un contenant ou pour un véhicule que de transporter du rien à voir, pour qu’on ne voit que lui, et pour enflammer les medias à son seul sujet ! Quelle satisfaction de disposer de cette proposition artistique minimale pour pouvoir fédérer et faire lien corporatiste entre des fonctionnaires et des spéculateurs qui ont justement en commun cette minimalité de pensée et de ressenti artistique ! Quelle chance pour un discours sur l’art, de n’avoir plus aucun objet extérieur à lui, et de pouvoir s’épanouir en pure ivresse auto célébratoire langagière ! Quelle bonheur pour la spéculation tant financière qu’intellectuelle de voir ainsi le dire prendre le pouvoir sur le faire ! Quelle bonheur pour un inspecteur à la création de ne pas avoir de création à inspecter pour mieux se sentir créateur lui-même au lieu des vrais ainsi disqualifiés par l’entourloupe burénienne !…Quel filon pour les imposteurs dont parle plus loin Eric Emmanuel Schmitt ( paragraphe 6) ! Quelle formidable encouragement pour ce grand marché du vent qu’est le business art contemporain!

      Dès lors, qu’importe le coût financier, artistique et humain des ravages causés par ailleurs, par cette burennite administrative généralisée au service de la spéculation financière…Qu’importe notamment la fuite du public et la faillite financière du Centre Pompidou –Metz, générées par l’irrépressible burénophilie de son Laurent Lebon de directeur…Qu’importe si l’image de l’art burénien français est ridicule sur la scène internationale (voir le rapport Quemin)…Qu’importent les dégâts commis sur la place de l’Hôtel de Ville à Lyon et le coût de la restauration des colonnes du Palais Royal à Paris…Qu’importe, si pour tel « in situ » burénien dans telle région, l’agent public dépensé ne pourra plus servir la reconnaissance des artistes de cette région…et qu’importe si la sur – médiatisation de cette bulle de non-existence, occulte la vraie existence et la diversité de la vraie création alentour…Qu’importe de savoir ce que deviendront ces générations de burénisés du cœur et de l’esprit, ne comprenant ni ne sentant plus rien devant une aquarelle de Wols ou de Paul Klee…Qu’importe de voir aujourd’hui notre outilleur visuel travailler pour les maison de luxe Hermès, Vuitton, Champagne Pommery, etc., en trahissant ainsi sans aucune vergogne ses propres engagements révolutionnaristes premiers…Qu’importe ce que cela signifie en termes de destruction du sens et du respect de soi, de destruction des repères éthiques autant qu’ esthétiques et de destruction des valeurs qui ont permis de constituer notre patrimoine artistique… Qu’importe tout ça, au regard des avantages à court terme fournis aux réseaux dominants de pouvoir et d’argent, et au regard des bienfaits que leur apporte la collusion entre l’appareil institutionnel et le grand marché spéculatif, avec la caution de cette bulle intello-spéculative burénienne destructrice de l’art vivant, en tous points semblable et liée aux bulles spéculatives financières, destructrices de l’économie réelle.
      Mais il nous importe à nous cependant de croire que l’Histoire se chargera de la longue séquence burénienne, comme elle s’est chargée d’autres longues périodes de totalitarisme d’Etat.

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    2. Art officiel d' Etat?18 mars 2014 à 14:29

      Suite et Fin !
      1- Dans le livre « 1983-2013 : Les années noires de la peinture » de Marie Salantin, Aude de Kerros, Pierre –Marie Ziegler paru en 2013 aux Editions Guillaume de Roux
      2- Buren dit aujourd’hui « que la couleur, c’est de la pensée pure ; qu’il est impossible de la transcrire ni en musique, ni en parole, ni en philosophie, ni en rien ; que c’est brut ; que c’est d’une complexité extraordinaire ; que cela relève de l’indicible ; que cela n’exprime rien ; que c’est un pur moment de beauté immatérielle et sensible… » On croit rêver…
      http://www.schtroumpf-emergent.com/blog/
      Qu' en pensez-vous Manouche.
      Ciao!

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  3. Seguro que el danzarín vino no ha bebido. Que vaya bien.

    Besos.

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  4. C' est la danse incessante qui nous casse les burenettes?
    ;)

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  5. Buren n'est rien d'autre qu'un génie. Et un iconoclaste. Un artiste qui définit ses oeuvres comme étant transitoires, existant à un moment précis en un lieu donné, un artiste qui ose tout détruire après, cet artiste me stupéfie, me surprend, et mérite tout mon respect.

    Qui suis-je pour affirmer pompeusement, comme de doctes critiques se le sont permis, que cela ne vaut rien, ou n'est pas de l'art, ou quoi encore ? Non mais, à la fin !

    Son magistral « Monumenta » m'a frappé à jamais. J'y ai passé des heures, parfois étendu de tout mon long à baigner dans ces couleurs surréalistes, un chef d'oeuvre que plus personne ne pourra revoir.

    Buren, plus on te méprise, plus tu rigole je le sais, et plus tu grandis !

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  6. A grandeza dos amigos são como as flores raras: sua magnitude fica para sempre.(Cristina Beloni)
    Um lindo e abençoado dia!!!
    Beijos Marie.

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  7. Mes amis. Je vous remercie pour vos commentaires mon objectif étant de susciter la réflexion à partir d'un mot ou d'une image.Je suis ravie que dans cette modeste tribune deux opinions contradictoires se soient exprimées.
    Incapable de définir ce qui est art et ce qui ne l'est pas, toute "création"étant respectable, simplement j'aime ou je n'aime pas...
    Autant les musées à visite facultative se doivent de faire connaitre les œuvres sans jugement de valeur autant l'espace public ne peut tout exposer surtout en permanence.C'est ainsi que, si vous me permettez un avis qui n'engage que moi, j'estime que les colonnes de Buren ont massacré la superbe perspective de la cour d'Honneur du Palais Royal.

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    1. L'état de délabrement actuel de l'Oeuvre « les deux plateaux » ne rend justice ni à l'oeuvre ni à Buren. Ce n'est pas pour rien que Buren en exige la destruction, suite à ce qu'il appelle du vandalisme d'état.

      En acceptant l'oeuvre, l'État s'engageait moralement à l'entretenir, une obligation morale tacite à laquelle il a lamentablement failli. L'État a tout laissé à l'abandon, et une structure faite pour être investie par la foule (ce qui est arrivé) se devait d'être maintenue en état.

      Quel gâchis, résultat de l'incurie de l'État français et non de l'artiste ! Je vois venir le jour où Buren lui-même arrivera avec un bulldozer et jettera le tout à terre.

      Il y a pis : personne n'a forcé personne à accepter ce concept à cet endroit. Si c'est une erreur, ce qui reste à démontrer, à qui la faute ?

      Après tout, la France s'est bien donné les pyramides du Louvres. Elle s'est aussi donné le centre Pompidou, que diable.

      Et tout ça nous amène à une question qu'il faudra bien débattre plus tard : qui a dit que l'art se devait d'être beau ? Ce sont là deux concepts différents, qui se recoupent souvent mais pas toujours.

      Bon Dieu ce que je suis verbeux.

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    2. Le penseur de Rodin20 mars 2014 à 21:14

      Frappe-toi la tête, c' est là qu' est le génie!

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    3. A la cabane bambou, hou!20 mars 2014 à 21:15

      Le génie, c' est Buren!

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  8. Bonjour Manouche!
    Profitez bien de votre séjour à Paris. Mon fils y sera bientôt à l'occasion du printemps québécois en France. Il fait lui aussi des petites stepettes sur scène, mais il n'est sûrement pas en mesure de rivaliser avec votre monsieur Buren qui manque à ma culture. :-)

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  9. Muchas veces con los objetos más simples,se consigue hacer una buena fotografia,aunque ese no és mi caso.
    Saludos

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