samedi 15 mars 2014

Erskine Caldwell.


Pas étonnant que la bonne société américaine ait demandé l'interdiction de la "Route au tabac" dès sa parution en 1932 ! Ce roman montrant la misère des petits blancs scandalisait après l'ancienne splendeur qu'avaient connu les états du Sud...Comment pouvait-on accepter l'image donnée par ces petits fermiers misérables, abandonnés de tous, ignares, abrutis, affichant leur déchéance physique et morale ? Caldwell a été le meilleur défenseur de son œuvre avec un argument de poids: il n'a pas été seulement le témoin de cette misère mais il l'a vécue lui-même."La route au tabac" est un succès permanent à Broadway...
"Le petit arpent du bon Dieu" publié en 1933 s'est  vendu à quarante millions d'exemplaires...
Ont suivi plus de vingt cinq romans mais les deux premiers sont les plus significatifs.Ce ne sont pas des romans à thèse mais si tout est montré, cruellement ou comiquement, rien n'est expliqué. Les personnages drôles ou tragiques ont des manies obsessionnelles .L'humour macabre nait de ces comportements bêtement  répétitifs et rend supportables ces chroniques sociales de malheureux en voie de disparition.
Lire ou relire Caldwell est d'une intense jubilation. A pratiquer sans modération.

4 commentaires:

  1. En éspocas de crisis el arte anda por los suelos
    Saludos

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  2. super
    j'ai fait moi- même un article sur Caldwell
    sur mon autre blog
    http://irisombreetlumiere.blogspot.com
    à bientôt
    edith (iris)

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  3. Le petit arpent du bon dieu reste pour moi un merveilleux souvenir de lecture à l'adolescence.

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