"Angelica".
Certains lecteurs s’attachent au parallèle entre l’auteur et ses écrits, soulignant leur étonnement de possibles divergences entre la personnalité du romancier et la teneur de l’œuvre.
Ce jeune homme, au physique de sportif de haut niveau, musicien de jazz a fait partie d’un dynamique Boys band ! Difficile de réaliser qu’il est avant tout un auteur à succès, principalement adulé par les américains. Il serait pour eux le nouveau Stephen King…
Arthur Phillips a le don de créer avec précision des univers apparemment très éloignés de lui. Son imagination féconde le transporte dans des époques et des lieux sans rapport avec son vécu ; habités de personnages dont aucun ne lui ressemble, dotés de psychismes d’une folle complexité….. Ses connaissances, son goût de l’Histoire les font vivre dans des univers parfaitement plausibles.
C’était déjà le cas pour « Prague » et « L’Egyptologue ». Dans ce dernier ouvrage magnifiquement construit en forme d’énigme qui tient le lecteur haletant ; il réussit à l’amener page après page sur les traces du héros, dont la conclusion nous révèle …l’inexistence ! L’intelligence stratégique de Philips est perçue par certains rationalistes dépités, comme un traitement irrespectueux du lecteur, du même genre que celui « d’un faiseur de livres ».
Son dernier roman « Angelica », après l’histoire hongroise, la recherche archéologique en Egypte nous invite dans l’atmosphère oppressante de l’Angleterre victorienne. Enveloppés d’une ambiance inquiétante, les quatre personnages principaux s’exprimant chacun à leur tour, au lieu d’apporter des éclaircissements, nous perdent dans des labyrinthes psychologiques, des drames réels ou supposés qui demeureront mystérieux. Quelle maîtrise de l’écriture ! Et ce style aussi lourd que le destin de ses héros, manipulés à la perfection, comme le lecteur, perdu dans la recherche d’une vérité insaisissable… Beaucoup de « si oui », suivis de « sinon » et de « peut être » …L’apparition inopinée d’un narrateur extérieur à l’histoire ajoute encore du trouble au trouble. Phillips nous promène à travers des cauchemars répétitifs dont le sens reste obscur. Ecrire 500 pages passionnantes sans donner de réponses aux mille questions qu’elles posent, gageure réussie !
Je suis sûr que tu as choisi de nous parler de lui à cause de ses yeux bleus , parce que tu ne feras croire à personne qu'un récit raconté par quatre personnes différentes, récit qui te laisse, et en plein suspens, et sur ta faim, un tel récit ne peut pas exister (et encore moins connaitre le moindre début d'intérêt).
RépondreSupprimerJe te pardonne malgré tout et te bise.
signé : un lecteur anonyme.
A. NoNyme
ce commentaire serait-ce une déclaration d'amour
RépondreSupprimermoi je veux bien te croire
je crois que des êtres on un grand souffle en eux et c'est vrai pour écrire des grandes choses comme çà il faut faire du footing le matin avoir du souffle
merci de ton passage au poules et au coconacier
bonne saint valentin
papier brillantissime , comme dab.Ta plume court et s'emballe, et nous emballe...
RépondreSupprimermais je croyais avoir tout compris dans ce bouquin!
quant à l'écriture à 4 mains( à l'école on appelait ça les focalisations)...
Mais hu ! hu ! ya A. NoNyme qui a encore frappé, le bougre !! il n'en rate pas une!
bizz