A partir de juillet 1867, l'éminent mathématicien Michel Chasles , amateur ignare de documents historiques, présenta à l'Académie des sciences une série de lettres "inédites" prétendument de Pascal... que le faussaire Vrain-Lucas venait de fabriquer. Elles voulaient établir qu'avant Newton, l'auteur des Pensées avait découvert le principe de l'attraction universelle. Un savant anglais fit observer qu'on y trouvait des mesures astronomiques... bien postérieures à la mort de Pascal...
Loin d'être guéri, approvisionné une nouvelle fois par Vrain-Lucas, Chasles montra alors des lettres où Galilée communiquait à Pascal les résultats de ses observations.
Le savant anglais remarqua que dans une lettre de 1641, Galilée se plaignait de sa mauvaise vue, alors qu'il était complètement aveugle depuis près de quatre ans. Surgit alors une nouvelle lettre, dans laquelle un autre savant (italien) apprenait à Pascal que Galilée, dont la vue n'avait cessé de baisser, avait fini par la perdre entièrement!
Chales se montra désespéré de s'être fait ainsi mystifier.
Ses collègues de l'Institut prirent la chose avec bonne humeur, mais à l'étranger —ses "amis " anglais en particulier, firent des gorges chaudes du manque d'esprit critique des scientifiques français!! Chasles était vraiment aveuglé par sa passion: dans son amour des correspondances anciennes et sa crédulité sans bornes ,il avait acheté à Vrain-Lucas d'autres lettres: d'Alexandre le Grand à Aristote, de Jules César à Vercingétorix, de César à Cléopâtre!! toutes rédigées dans un faux vieux français... Chasles légua à sa mort sa collection à l'Institut... y compris les faux fabriqués par Vrain-Lucas.
C'est touchant de voir un grand esprit aussi complètement abusé.
A chacun son talon d'Achille.
jeudi 10 mars 2011
mercredi 9 mars 2011
lundi 7 mars 2011
vendredi 4 mars 2011
Tataze
Ce matin en revenant de la cure thermale , maman toute émoustillée:
-J’ai fait la connaissance d’une dame charmante, brillante et modeste qui loge au Grand Hôtel du Parc .D’une élégance ! il faut dire que c’est la belle-sœur du grand couturier, du seul, de l’unique Christian Dior !
Les deux jeunes femmes ont réellement sympathisé durant le temps privilégié de ces soins de douceur et de féminité. Un beau jour, maman s’adresse au petit :
-Mon chéri cette dame dont je t’ai parlé a une petite fille,Marie- Françoise qu’on appelle Tataze, je ne la connais pas mais elle est sûrement aussi intelligente et agréable que sa mère. Très seule, sans amis de votre âge elle s’ennuie au grand hôtel où elle ne côtoie que des adultes.
L’instinct du petit lui fait imaginer une suite peu agréable…
-Mme Dior t’invite jeudi après midi pour jouer avec Tataze.
Visage fermé, le petit :
-Je n’ ai vraiment pas envie d’aller jouer avec une fille. Alors le grand chantage, irrésistible :
-Pour me faire plaisir mon chéri…
Le Grand Hôtel du Parc est d’un luxe inouï. Vaste Hall de style anglais avec des feux de cheminée entretenus par des valets en gilet rayés, aux deux extrémités, des profonds fauteuils de cuir et, en surplomb, l’élégante galerie circulaire sur laquelle s’ouvrent les portes des chambres.
- Suivez-moi jeune homme je vous prie ; mademoiselle Tataze vous attend dans sa suite.
Le petit est impressionné par ce décorum inhabituel... et plus encore par la beauté miniature, huit- dix ans qui le reçoit.
-Joseph je veux un gros goûter avec des gâteaux au chocolat , beaucoup de crème… meilleure que celle d’hier que j’ai fait renvoyer !
- Viens-toi. Le petit est tiré dans la chambre toute de chintz rose, tu t’appelleras Jean et tu seras mon domestique. Interloqué il se laisse affubler du fameux gilet rayé, munir d’un plumeau.
-Tu vas dépoussiérer les meubles.
Tataze ,s’allonge sur la bergère et vernit ses ongles…
-Bon ; ton jeu ne m’amuse pas, et je vais rentrer chez moi .
D’un bond Tataze se rue sur la porte qu’elle ferme à double tour puis sur le petit qu’elle claque à la volée. On ne tape pas une fille, la tactique consiste à éviter les coups. Les injures pleuvent sur lui qui crie espérant être délivré de cette furie.
Heureusement Mme Dior surgit par la porte communicante
-Tataze mon trésor, calme toi, il ne t’a pas plu... je vais ramener le petit chez lui, puis nous irons promener toutes les deux et je t’achèterai le bracelet qui te fait envie.
Retour piteux à la maison, le petit est rouge de colère mais c’est Mme Dior qui pleure :
-Pardonnez moi, je ne sais plus que faire ,Tataze a un caractère épouvantable, méchante, colérique, vicieuse, je crois que ne pourrons même plus rester à l’hôtel , j’ai même peur qu’elle me batte…
L'« évolution »de Françoise Dior, du moins pour l'ex petit , n'a rien d'étonnant...
-J’ai fait la connaissance d’une dame charmante, brillante et modeste qui loge au Grand Hôtel du Parc .D’une élégance ! il faut dire que c’est la belle-sœur du grand couturier, du seul, de l’unique Christian Dior !
Les deux jeunes femmes ont réellement sympathisé durant le temps privilégié de ces soins de douceur et de féminité. Un beau jour, maman s’adresse au petit :
-Mon chéri cette dame dont je t’ai parlé a une petite fille,Marie- Françoise qu’on appelle Tataze, je ne la connais pas mais elle est sûrement aussi intelligente et agréable que sa mère. Très seule, sans amis de votre âge elle s’ennuie au grand hôtel où elle ne côtoie que des adultes.
L’instinct du petit lui fait imaginer une suite peu agréable…
-Mme Dior t’invite jeudi après midi pour jouer avec Tataze.
Visage fermé, le petit :
-Je n’ ai vraiment pas envie d’aller jouer avec une fille. Alors le grand chantage, irrésistible :
-Pour me faire plaisir mon chéri…
Le Grand Hôtel du Parc est d’un luxe inouï. Vaste Hall de style anglais avec des feux de cheminée entretenus par des valets en gilet rayés, aux deux extrémités, des profonds fauteuils de cuir et, en surplomb, l’élégante galerie circulaire sur laquelle s’ouvrent les portes des chambres.
- Suivez-moi jeune homme je vous prie ; mademoiselle Tataze vous attend dans sa suite.
Le petit est impressionné par ce décorum inhabituel... et plus encore par la beauté miniature, huit- dix ans qui le reçoit.
-Joseph je veux un gros goûter avec des gâteaux au chocolat , beaucoup de crème… meilleure que celle d’hier que j’ai fait renvoyer !
- Viens-toi. Le petit est tiré dans la chambre toute de chintz rose, tu t’appelleras Jean et tu seras mon domestique. Interloqué il se laisse affubler du fameux gilet rayé, munir d’un plumeau.
-Tu vas dépoussiérer les meubles.
Tataze ,s’allonge sur la bergère et vernit ses ongles…
-Bon ; ton jeu ne m’amuse pas, et je vais rentrer chez moi .
D’un bond Tataze se rue sur la porte qu’elle ferme à double tour puis sur le petit qu’elle claque à la volée. On ne tape pas une fille, la tactique consiste à éviter les coups. Les injures pleuvent sur lui qui crie espérant être délivré de cette furie.
Heureusement Mme Dior surgit par la porte communicante
-Tataze mon trésor, calme toi, il ne t’a pas plu... je vais ramener le petit chez lui, puis nous irons promener toutes les deux et je t’achèterai le bracelet qui te fait envie.
Retour piteux à la maison, le petit est rouge de colère mais c’est Mme Dior qui pleure :
-Pardonnez moi, je ne sais plus que faire ,Tataze a un caractère épouvantable, méchante, colérique, vicieuse, je crois que ne pourrons même plus rester à l’hôtel , j’ai même peur qu’elle me batte…
L'« évolution »de Françoise Dior, du moins pour l'ex petit , n'a rien d'étonnant...
Que la lumière soit!
Cela vous semble farfelu ?
Alors rappelez vous d'Arnaud Hippolyte Louis Fizeau physicien astronome français qui a mis au point une méthode de mesure de la vitesse de la lumière utilisant une roue dentée tournant à vitesse constante sur laquelle se réfléchit une source lumineuse. La distance utilisée entre la source et la roue est proche de 8 000 m entre le mont Valérien à Suresnes et Montmartre. Cela lui donne une valeur pour la vitesse de la lumière proche de 315 300 km/s.
Il fallait y penser et le résultat décoiffe!
Toi même minuscule terrien accroché au brin d'herbe fiché dans ta tourbe natale(sans compter que la terre effectue une rotation sur elle même) ne tournes-tu-pas autour du soleilà 30 km/s...
Alors, heureux du voyage?
Deuil
Debout, Incrusté dans le chambranle de la porte qui lui meurtrit la joue, le petit, paralysé par le chagrin essaye de percer la pénombre de la chambre.
Un grand cri silencieux cogne dans sa poitrine.
Près du lit les voisines, toutes noires, assises, laissent glisser entre leurs doigts ridés les grains de bois de leur chapelet.
-La pauvre elle était bien brave …
-Ah, on n’est pas grand-chose !
-Vous ne pensez pas qu’il faudrait garnir le linceul avec de la paille ? Elle est bien gonflée, vous savez quelque fois avec les gaz le ventre explose…
-Oh, pardon, tu es là, petit !
- Ta Mémé est au ciel maintenant, viens l’embrasser pour la dernière fois.
Une nausée amère aux lèvres le petit s’enfuit en courant, traverse la salle déchirée par les sanglots de maman derrière les volets clos.
Le jardin, l’odeur du mimosa bruissant d’abeilles et, plantée dans la terre fraîchement retournée, la grande bêche de Mémé. (De temps en temps elle interrompait son travail, petite silhouette fragile, et laissait reposer son front sur ses mains croisées.
-C’est de la peine, mais les petits pois seront bien bons)…
Comment accepter que cette délicieuse grand’mère ne soit plus qu’un « corps » comme disent les deux commères. Tétanisé par la douleur, fasciné, le petit regarde le rose obscène d’un ver interminable se tortiller entre les mottes…Tout à coup cette belle terre riche, luisante lui fait horreur.
Sa Mémé, sa tendresse, les jolies histoires qu’elle lui racontait, sera demain couchée sous cette même terre. Elle ira rejoindre tant et tant de ceux qui avaient été et qu’on ne verrait jamais plus.
Cette terre on lui avait appris à l’aimer, nourricière lui disait- on, dont il goûtait les fruits.
Le regard fixe, il sent monter en lui une rancune violente contre cette avaleuse de destins !
Dans le grand cerisier une tourterelle roucoule. Ce chant que Mémé aimait tant. Un signe. Peut être son âme ?
C’était quoi l’immortalité, la résurrection dont parlait Monsieur le curé au catéchisme ?
Le petit sait maintenant que Mémé vivra désormais avec lui, en lui.
Ses muscles se détendent enfin, un grand soupir, lentement de lourdes larmes éclatent contre la glaise dure.
Un grand cri silencieux cogne dans sa poitrine.
Près du lit les voisines, toutes noires, assises, laissent glisser entre leurs doigts ridés les grains de bois de leur chapelet.
-La pauvre elle était bien brave …
-Ah, on n’est pas grand-chose !
-Vous ne pensez pas qu’il faudrait garnir le linceul avec de la paille ? Elle est bien gonflée, vous savez quelque fois avec les gaz le ventre explose…
-Oh, pardon, tu es là, petit !
- Ta Mémé est au ciel maintenant, viens l’embrasser pour la dernière fois.
Une nausée amère aux lèvres le petit s’enfuit en courant, traverse la salle déchirée par les sanglots de maman derrière les volets clos.
Le jardin, l’odeur du mimosa bruissant d’abeilles et, plantée dans la terre fraîchement retournée, la grande bêche de Mémé. (De temps en temps elle interrompait son travail, petite silhouette fragile, et laissait reposer son front sur ses mains croisées.
-C’est de la peine, mais les petits pois seront bien bons)…
Comment accepter que cette délicieuse grand’mère ne soit plus qu’un « corps » comme disent les deux commères. Tétanisé par la douleur, fasciné, le petit regarde le rose obscène d’un ver interminable se tortiller entre les mottes…Tout à coup cette belle terre riche, luisante lui fait horreur.
Sa Mémé, sa tendresse, les jolies histoires qu’elle lui racontait, sera demain couchée sous cette même terre. Elle ira rejoindre tant et tant de ceux qui avaient été et qu’on ne verrait jamais plus.
Cette terre on lui avait appris à l’aimer, nourricière lui disait- on, dont il goûtait les fruits.
Le regard fixe, il sent monter en lui une rancune violente contre cette avaleuse de destins !
Dans le grand cerisier une tourterelle roucoule. Ce chant que Mémé aimait tant. Un signe. Peut être son âme ?
C’était quoi l’immortalité, la résurrection dont parlait Monsieur le curé au catéchisme ?
Le petit sait maintenant que Mémé vivra désormais avec lui, en lui.
Ses muscles se détendent enfin, un grand soupir, lentement de lourdes larmes éclatent contre la glaise dure.
mardi 1 mars 2011
Pour bien commencer le mois de Mars.
Il faut reconnaitre que l'hiver nous a transformés en statues grassouillettes , il est temps de reprendre de la mobilité, de la souplesse pour que le printemps ne soit pas un fiasco.
Mon coatch personnel m'a recommandé , pour débuter, ces quelques excercices faciles.Comme il dit: il suffit de vouloir.
watch_http://www.youtube.com/popup?v=-1_mpgtb9BE
Ne manquez pas de me faire part de vos progrès. A bientôt pour la seconde étape nettement plus ardue.
Mon coatch personnel m'a recommandé , pour débuter, ces quelques excercices faciles.Comme il dit: il suffit de vouloir.
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Ne manquez pas de me faire part de vos progrès. A bientôt pour la seconde étape nettement plus ardue.
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