Les intellectuels avaient leur" lecture room"on l'appelait bibliothèque.
Les musicologues allaient au "music room" Opéra ou autre salle de concert.
Depuis longtemps pour les adeptes de religions diverses on avait aménagé des"prière room ", église, mosquée, synagogue...
Pour les musclés il y avait des "sport room" etc...etc
Tous ces braves gens en somme n'étaient guère dérangeants pour la collectivité riveraine, proche ou lointaine .
Nouveau, ça vient de sortir, voilà qu'on s'occupe de ceux qui font tache dans le paysage urbain; on doit les protéger d'eux-même et les éloigner du regard des petits enfants que leur triste exemple pourrait choquer, voire contaminer.
La question du jour est : pour des raisons d'hygiène et de sécurité doit t-on ouvrir des "shoot room" où les drogués pourront , à condition d'amener leur dose, pratiquer dans les meilleures conditions possibles?
Du pour, du contre, réponde qui veut.
Relatives aux nuisances sociétales diverses, questions pour demain :
Pour les compagnons de ces femmes battues dont les cris sont perturbants pourrait-on imaginer des "torgnole room" où ils pourraient se défouler , à condition d'amener leur compagne?
Pour ceux qui ne peuvent conduire sans boire faudrait- il aménager des circuits automobile spéciaux ?
Pour les loubards amateurs de tournantes, gênantes dans les caves d'immeubles, faudrait-il envisager des "viol room"?
Je sais vous me direz que j'y vais un peu fort, à la brutale.
Ma réaction n'est motivée que par le Grand scandale, plus que gênant, dramatique, qui lui ne date pas d'hier et va croissant: les individus, les familles sans domicile, honteusement laissés dans la rue.
Comme ont dit dans les arcanes du pouvoir n'est-ce pas "la priorité des priorités"?
Simplement construire des "room", sans qualificatif.
Traduit dans la langue de chez nous :
DES LOGEMENTS SOCIAUX .
mercredi 24 octobre 2012
dimanche 21 octobre 2012
jeudi 18 octobre 2012
Ayez le portable discret...
Après une longue et fatigante
journée au bureau, une jeune femme se cale dans son siège et ferme les yeux
pendant que le train part de la gare.
Dès que le train sort de la gare, le gars assis en face d’elle sort
son portable et commence à parler fort
‘’ Salut Mon Cœur, c’est Eric, Je suis dans le train –........... Oui, celui de 18:30 et pas celui de 16:30, parce que j’ai une longue réunion –..............
Non Chérie, pas avec le nul
de la Compta, mais avec le Patron –
Non Mon Cœur, tu es la
seule femme de ma vie –
Oui, j’en suis sûr,
promis-juré … ‘’
etc..,
etc..
Un quart d’heure plus tard, le
gars continue à parler haut et fort, lorsque la jeune femme assise en face
visiblement exaspérée par ce bavardage continu et bruyant se met à hurler
:
‘’ Ho !, Eric, éteins ce
stupide téléphone et reviens au lit ! ’’
Depuis, Eric n’utilise plus son téléphone portable dans un lieu public.
Depuis, Eric n’utilise plus son téléphone portable dans un lieu public.
mercredi 17 octobre 2012
Aventure martienne.
Lui y va tout droit ;
On peut aussi faire plus classique :
http://www.youtube.com/embed/XRCIzZHpFtY?rel=0
mardi 16 octobre 2012
Etonnant.
Instructions:
1. Fixer le point rouge sur le nez de la fille durant 30 secondes.
2. Tourner vos yeux sur une surface plane (un plafond ou un mur) et, en même temps :
3. Cligner des yeux rapidement et à répétition.
N'est-ce pas la chose la plus cool que vous ayez vue?
L'image de cette même fille apparait au mur (et en couleurs) !!!!
Notre cerveau nous réserve bien des surprises.
dimanche 14 octobre 2012
""Au-dela de cette limite votre ticket n'est plus valable"".
Un Instituteur demande à ses élèves : "
Quelle serait pour vous une belle mort ? "
Ce à quoi une petite fille au fond de la
classe répond : " C'est mourir comme mon grand-père. "
- " Ah bon", réplique le maitre. " Et
comment est-il mort ton grand-père ? "
- " Il s'est endormi."
Là-dessus le maitre demande : " Et quelle
serait alors selon vous une mort atroce ?"
Et la même petite fille répond : " Ce serait mourir comme les copains de mon grand-père."
Et la même petite fille répond : " Ce serait mourir comme les copains de mon grand-père."
Le maitre intrigué demande alors à la
petite fille : " Et comment sont-ils morts ? "
- " Ils étaient dans la voiture de mon
grand-père quand il s'est endormi..."
jeudi 11 octobre 2012
Illuminations ferroviaires.
T.G.V Hendaye
– Paris.
Il appuie son front fiévreux contre la vitre.Les deux garçons, dans le compartiment côté couloir sont absents
à tout ce qui les entourent. Certes ils sont sages, bien plus que les préadolescents
d’il y a quelques années. Leur père a essayé d’engager la conversation. En vain .
L’un, écouteur aux oreilles est affalé, béat les yeux
fermés ; l’autre manipule son i pod avec une vélocité presque inquiétante.
Quelle déception cette semaine de vacances à Biarritz !
Il s’en faisait une joie depuis le temps qu’il n’avait pas été seul avec ses
garçons, ce sont ses petits quand même !
Ils sont élevés par leur mère, son ex-femme et le compagnon
de celle-ci. Il avait espéré retrouver certains moments d’intimité ; quand ils étaient tout petits ils se
disputaient pour se lover sur ses genoux et prenaient sa main pour la passer
sur leurs boucles brunes ou leur
chatouiller le dos; ils ronronnaient comme des petits chats...
Certes, ils sont maintenant à l’âge de toutes les pudeurs et des manifestations
d’indépendance, mais leur froideur inattendue à son égard l’a profondément blessé. Après un divorce traumatisant ils avaient été séparés trop longtemps , le
lien était rompu et ne se renouerait pas. Les garçons avaient tourné la
page ; il ne leur en voulait pas d’une attitude qui n’était sans doute
qu’une réaction de protection, mais il avait failli pleurer quand le plus jeune
avait parlé de « papa » et qu’il savait qu’il ne s’agissait pas de
lui mais de « l’autre ».
Oui, un désastre cette semaine. Il avait plu presque tous
les jours et le matériel de surf tout neuf était resté à l’hôtel. Pas question
de les distraire avec une glace et un tour
de manège. Il avait loué une voiture, excédant de beaucoup le budget
prévu, pour leur faire connaître le Pays Basque, ils avaient suivi indifférents
et boudeurs.
Maintenant dans ce train
il les ramenait à leur mère
(étaient-ils avec elle aussi froids qu’avec lui ?) le cœur lourd,
l’échec
douloureux. Voudraient-ils le revoir plus tard ? Il en doutait . Et,
lui,
honnêtement, désirait-il refaire une expérience de ce type ? A Paris
l’attendaient son petit studio de solitaire et surtout sa recherche
éperdue
d’emploi. Il avait tout perdu en même temps, femme, enfants, maison,
travail. "Tu n'es pas le seul dans ce cas" disaient les rares amis qui
lui étaient restés.
Piètre consolation. De temps en temps son regard quittait le paysage
défilant
pour se porter sur les enfants avec une
charge d’amour intense qu’il savait, hélas, incommunicable.
Dax :- dix minutes d’arrêt
T.G.V Paris- Hendaye.
Ah ! sa mère, égoïste, inconsciente, c’est elle qui
aurait du convoyer la mémé. Pauvre vieille qui se fait toute petite avec ses
mains qui tremblent sur ses genoux, qui lève constamment des yeux inquiets vers
sa valise :
- Tu l’as bien calée au moins, elle ne va pas tomber ?…
Elle a du l’accompagner de nombreuses fois aux toilettes et
pourtant elle s’est sans doute oubliée, une odeur acre a rejeté la jeune femme
près de la fenêtre.
On ne demande pas à une petite-fille d’accompagner sa
grand-mère, chérie de surcroit, dans une maison de retraite, un mouroir plutôt,
un habitat en CDI, généralement de courte durée . Dès qu’un pensionnaire y
meurt on fait appel au premier de la liste d’attente. Cela s’était passé ainsi pour
mémé, mais sa mère, ah ! Sa mère lâche comme toujours, avait déclaré avoir
trop de peine pour faire ce lointain voyage.
Elle a des larmes plein les yeux et s’efforce de donner à sa
voix un ton joyeux :
- Tu seras bien, mémé, la maison n’est pas loin de la mer,
tu auras des médecins sur place pour te soigner, tu te feras des amies, tu ne
seras jamais seule, il y a des animations…
-Ne t’inquiète pas ma chérie, si tu peux me téléphoner de
temps en temps ce sera très bien.
Sa mémé elle ne la reverra sans doute jamais, tous leurs
moments de tendresse lui reviennent en mémoire, trésor d’enfance et de jeunesse
à jamais perdu, une grosse boule monte
dans sa gorge …
Dax :- dix minutes d’arrêt.
Elle a baissé la vitre et secoue sa longue chevelure dorée
en étirant les bras ;
De l’autre côté du quai, en face, Il passe le haut de son
corps à l'extérieur pour humer la fraicheur de l’air.
Leurs regards se rencontrent dans un éblouissement immédiat.
Ces yeux clairs si tendres il les attendait depuis si longtemps, elle trouve
enfin ce visage mâle aux traits fermes auquel elle rêvait !
Maintenant ils savent que leur intense liaison ne durera qu’un
instant. Il tente télépathiquement de lui raconter sa vie et tout le bonheur qu’il
attend d’elle ... Elle lui transmet son besoin de tendresse et sa confiance en lui. Elle lui sourit,
oui, d’un large sourire heureux, il y répond, timidement d’abord puis avec enthousiasme.
Ils se sont trouvés ; ils se sont compris. Moment de pur bonheur.
Des annonces en cris ; des bruits sombres,des grincements tragiques.
Les convois s’ébranlent, en sens inverse, déchirant à jamais
leur avenir.
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