vendredi 16 mai 2014

Histoire québéquoise.

C'est un vieil homme de 80 ans qui va chez le docteur pour un examen annuel.
 Ce dernier lui demande comment vont les choses.
 - Je suis en pleine forme, je sors avec une jeune de 18 ans et je l'ai mise enceinte.
 Qu'est-ce que vous pensez de ça, doc?
- Laissez-moi vous raconter une histoire, dit le docteur. C'est une histoire vraie.
 J'ai un ami qui est un passionné de chasse, il n'a jamais manqué une saison.
 Un jour, alors qu'il s'en allait chasser et qu'il était pressé, il se trompa et, au lieu de prendre son fusil, il prit son parapluie.
 Au cœur de la forêt, il aperçoit un grizzly qui fonce sur lui.
 Il saisit son parapluie, l'épaule et appuie sur la poignée.
 Savez-vous alors ce qu'il s'est passé?
 - Non.
- Eh bien, le grizzly tomba raide mort à ses pieds.
- C'est impossible, s'insurgea le vieillard. Quelqu'un a dû tirer à sa place!
 - C'est là où je voulais en venir

mardi 13 mai 2014

Queue.

                                                       Bouger avec la poste !

Charge notariale.



Je suis un homme de 27 ans et je me suis marié à une divorcée de 46 ans, mère d'une fille de 25 ans.
Comme cette dernière aime les hommes mûrs, elle s'est éprise de mon père qu'elle a épousé !
Dès lors, mon père est devenu mon gendre, puisqu'il a épousé ma belle-fille.

Mais, dans le même temps, ma belle-fille est devenue ma belle-mère, puisqu'elle est désormais la femme de mon père.
Là, le notaire commence déjà à transpirer…
Or, ma femme et moi avons donné naissance à un fils.

Cet enfant est naturellement devenu le frère de la femme de mon père… c'est à dire le beau-frère de mon père.

Et, dans le même temps, il est devenu mon oncle, puisqu'il est le frère de ma belle-mère.
Mon fils est donc mon oncle !
Là, le notaire se fait apporter un Doliprane par son clerc… Mais il n'est pas au bout de ses surprises !
En effet, mon père et sa femme ont donné le jour à un garçon qui, de fait, est devenu mon frère puisqu'il est le fils de mon père… mais aussi mon petit-fils puisqu'il est le fils de la fille de ma femme.
Je me retrouve ainsi le frère de mon petit-fils !
Et notre grand-mère commune n'est autre que ma femme… du coup, je me retrouve mon propre grand-père !!
Là, le notaire fait un malaise !…
Le pauvre… imaginez ce que cela va être pour lui, après le Mariage Pour Tous, lorsqu'un père sera la mère ou une mère sera le père !!!
(le Doliprane, c'est 4 par jour, pas plus)





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lundi 12 mai 2014

Education.

 Je t'avais bien dit de ne pas manger tout le pot de miel...
 Tu es un vilain et tu mérites une bonne claque...
Pardon, maman, je ne le ferai plus...
Allez, viens m'embrasser, c'est fini.

( scène photographiée au zoo de Simféropol )

vendredi 9 mai 2014

Western.




Le soleil brûle les baraques en planches et la rue principale qui les divise. Le souffle en feu du vent balaie les boules d’herbe sèche qui roulent dans la poussière.
Pourtant toute la population de Corner City est dehors. Les jeunes et les enfants se sont massés près de l’estrade. Les filles du saloon en tenue légère se sont installées au balcon. Pour qu’ils ne manquent rien du spectacle on a sorti les vieux qui se balancent sur le plancher devant leur porte grillagée en grinçant autant que leur rockingchair . Le chasseur de prime au porte- feuille regarni, en équilibre sur une chaise devant le poste de police, a posé à ses pieds son fusil au canon scié. Devant lui, assis sur les marches branlantes, un vieux noir gratte sur son banjo « Oh Suzana ! »… Tous les regards sont tournés vers les deux silhouettes cagoulées debout sur l’estrade.
- Dis donc mec ,moi c’est Jim, on est mal barrés, pourquoi tu es là, toi ?
- Mon vieux t’imagine pas. C’est moi, Jo, la terreur du far West…La banque de Gold City… c’est moi, quatre sacs pleins de dollars et les bijoux de la femme du maire, et le caissier qui voulait me barrer la route le pied cloué au parquet !
 - Dis donc, t’es un fameux toi, mais moi je donne pas dans la dentelle. Je dessoude. Le padre de San Marco c’est moi qui lui ai fait son affaire pour ses ciboires en or. Pas à moitié, moi aussi je l’ai cloué… mais contre la porte de la sacristie, comme une vielle chouette.
- J’ai mieux… l’attaque du train blindé… c’est moi, avec toute la paye du troisième régiment ! Détail : j’ai flanqué deux bidasses de garde sous les roues de la loco !
- Attends à San Marco yavait aussi le couvent et je dois t’avouer, dans la foulée, le meurtre des six religieuses. Elles, je les avais violées avant de les  étrangler.
- Les six ?
- C’est sûr les six.
- Ben moi avec une seule balle j’ai abattu les quatre frères Dalton , superbe tir en biais, du plus grand au plus petit.
- T’es sacrément fort, mais mon casse des grands magasins Smith et Wesson c’était pas mal non plus…Je me suis constitué un arsenal plus important qu’à Fort Knox !
- Tu te dis inégalable  mais  qu’est ce que tu penses de ça ? c’est moi qui ai envoyé Calamity Jane en enfer d’une jolie boutonnière bien placée ouverte avec mon surin.
- O.K... La classe. J’te bats quand même et tu le reconnaitras , qui c’est qui a descendu d’un seul coup entre les deux yeux le  grand Lucky Luke ?
- Pas possible c’est toi ?
- Et comment ! Ça fait de moi l’homme qui tire plus vite que l’homme qui tire plus vite que son ombre !!!  
          
 Dis donc qu’est ce qui foutent, y z’attendent qu’on chiale ?         Qu’on fasse la prière ?
- Y peuvent courir. Faut croire qui savent pas qu’on est la crème des durs.
L’estrade vibre sous les pas lourds du bourreau qui vérifie les nœuds des cordes :
- Arrêtez de trembler…. C’est le moment, les minables.
Le juge a fait trop fort, la faute à son ulcère. Quand même, c’est cher payé pour le vol d’un cheval. Et, enclenchant l’ouverture de la trappe :
Allez... Adieu les gars.