jeudi 14 septembre 2017

Pour Lauren.



Tu t'angoisses, tu paniques, t'es en crise
Quand tu te prends en plein cœur
Sans pouvoir l'exprimer tout de suite
C'est trop fort, ça ferait peur
Solitaire, dans ton monde
Tu chantes aux étoiles et câlines la terre
Tu sens notre mère qui gronde
À bout de force, mais ne peut plus se taire
Tu sens la souffrance comme une bombe
Le tic-tac, en sourdine
Les puissants qui nous mènent à la tombe
Et se moquent de notre sort en prime
J'aimerais te dire que ce monde livide finira par se réveiller
Mais j'ai…
T'es trop sensible, c'est vrai
Et les autres voient pas qui tu es
Trop sensible, je sais
Moi aussi, ça a failli me tuer
T'es trop sensible, c'est vrai
Et les autres voient pas qui tu es
T'es trop sensible, je sais
Moi aussi, ça a failli me tuer
Avec ta petite gueule d'ange
Tu nous fais voir des masques colorés
Tous ces gens qui te croient innocent
Mais toi, tu voyages dans l'obscurité
Avec ta petite gueule d'ange
Tu laisses croire et ne semble qu'indiquer
Que dans ta tête y'a que des fleurs, des sourires
Des papillons et du sucre vanillé
Je ressens ta souffrance, je la vois
je l'écoute
Être en rage et déçu, c'est normal
Mais ce n'est pas la seule route
C'est à toi d'exprimer ta beauté
D'éclairer de tes yeux
Si autour de toi, rien ne brille
À toi d'être fort et d'y croire pour eux
Tout ce monde qui fourmille de fantômes
On t'en fera des croches-pieds
Cherche en toi cette lumière, au cœur
Ton chemin est bien plus beau que ce qui n'y paraît
Ne laisse pas l'ignorance te duper
Ne crois pas à leurs mensonges
Ils te donnent ce qu'ils peuvent, ce qu'ils ont
Existe en toi bien plus que ce que l'on t'a inculqué
T'es trop sensible, c'est vrai
Et les autres voient pas qui tu es
Trop sensible, je sais
Moi aussi, ça a failli me tuerr
Paroliers : Isabelle Geffr

mardi 12 septembre 2017

Aéroplume



Pour tous les disciples d'Icare et les fous des vols sans moteur.
Voir aussi , publié hier, le vol dans la fantastique grotte de La Verna !!

L'ère post industrielle




Sortie fin septembre.

dimanche 10 septembre 2017

"Tu l'as dit, bouffi" !

1-Tu es fagoté comme un as de pique.
 2. Tu risques de te casser la margoulette !
 3. Ne te monte pas le bourrichon !
 4. T'es pas en sucre !
 5. On va pas attendre jusqu'à la Saint-glinglin quand même ?
 6. Il n'y a pas le feu au lac !
 7. C'est kif-kif bourricot !
 8. Je vais aller faire les commissions.
 9. Ça ne tombera pas plus bas !
 10. Il n'y a pas de petites économies.  
 11. On n'est pas sortis de l'auberge.
 12. N'en fais pas tout un fromage !
 13. Regarder une page de réclame.
 14. Ne mets pas la charrue avant les bœufs.
 15. Il a pris la poudre d'escampette.
 16. Il est beurré comme un Petit Lu !
 17. Elle a vu le loup !
 18. Faire une tête de six pieds de long.
 19. On n'est pas aux pièces.
 20. Ça ne fait pas un pli.
 21. Tu files un mauvais coton.
 22. Brûler la chandelle par les deux bouts.
 23. Je t'ai payé rubis sur l’ongle.
 24. À la bonne franquette.  
 25. Parlons peu mais parlons bien.
 26. Faut pas pousser Mémé dans les orties.
 27. Cela ne fait ni une ni deux.
 28. Péter plus haut que son cul.
 29. Pas la peine de chercher midi à 14h.
 30. Il a une descente que j'aimerais pas remonter à vélo.


Vieilles expressions presque oubliées....
Il manque "la poudre de perlimpinpin" remise au goût du jour par le Président . Certains rappeurs "pétant plus haut que leur cul",  en panne d'imagination et de vocabulaire, qui ont oublié "d’envoyer mémé dans les orties" et préfèrent niquer des mères, y trouveraient une source d'inspiration.

jeudi 7 septembre 2017

Histoire vraie.




Dans ce quartier de pauvres  autrefois il était " Le roi de la course landaise". Maintenant on l'appelle  « Le Ministre ».
Il est énorme, paralysé des membres inférieurs, il se déplace en fauteuil roulant. Pabon lui a fabriqué un soir de biture, après un pari, avec un siège en palettes, de vieilles roues de vélo, freinées dans les descentes par des bouts de pneus, garni des coussins de la charité. L’ensemble tient le coup depuis des années. Les gamins rieurs :
- Ministre, raconte-nous, Caramela la vache de Garlin.
Dans l’œil chassieux, brille alors, toujours vive, une lueur de haine.
- Ah, la salope de Caramela! Pabon, qui tenait la corde me l’avait bien dit qu’elle était vicieuse, pourtant bien plantée sur ses pattes elle avait l’air franc.
- Et alors ?
-  Je me dresse tout blanc dans le soleil des arènes, je cambre ma taille fine dans la ceinture rouge, le public m’encourage, je le salue, je pose le béret par terre.  Jamais je n'avais manqué de retomber exactement dessus après le saut périlleux au dessus de la vache. La banda se déchaîne. La reine des fêtes m’envoie un baiser. Caramela et Pabon sont bien placés. Go! On me l’a assuré, mon saut périlleux était parfait mais la pute a tourné en sens inverse m’a enfoncé ses cornes dans le bas du dos et fait valser dans les airs jusqu’à la talenquère.
- Et alors ?
- Alors, l’hôpital, la paralysie, la misère de moi…
- Et...et ?
Le Ministre devient cramoisi et lève en hurlant son poing rageur :
- Vous le savez bien que j’ai une vessie de porc et ça vous fait rire!
Foutez le camp, morpions, où je vous écrase !

dimanche 3 septembre 2017

Bambi.

                        
                             
                                      Rentrée en douceur dans un monde de brutes.