jeudi 7 octobre 2021

mardi 5 octobre 2021

jeudi 30 septembre 2021

 

Rose la bêcheuse.

D’une beauté à couper le souffle elle faisait l’admiration de tous. Ces délicats pétales dits « champagne » enivraient autant par leur parfum que par leur tendre couleur d’un crème rosé.

 Le grand catalpa en était raide dingue quand le soleil était trop  vif il lui faisait une ombrelle de sa large feuille, au contraire en cas de pluie, transformée en coupelle, elle permettait d’offrir à la belle un goutte à goutte doux et rafraichissant.

Dans les basses branches les oiseaux gazouillaient à Rose des poèmes passionnés.

Rose heureuse aiguisait ses épines, se haussait de la tige en toisant le pauvre monde alentour.

Ce matin baisant un peu la tâte elle aperçut à son pied une toute petite plante à minuscule feuilles  parfaitement circulaires d’un vert vif. Un escargot qui allait faires ses courses chantait : »Capucine, capucine »….

Le temps qu’il revienne, la coquille lourde, la petite plante portait déjà des  fleurs  rondes ,tout ouvertes, d’un joyeux orange. Rose qui s’en voulait de ne pas avoir vu  venir le danger d’une concurrence remua ses racines pour chasser l’intruse…

Le lendemain, Rose fatiguée s’indigna de voir les pampres de la ravissante capucine embrasser le tronc du catalpa et encore plus de l’air ravi du grand arbre qu’elle croyait à son unique dévotion… Elle exhala un parfum de jalousie auquel l’arbre répondit :

-«  Capucine est si douce, si modeste et vois comme elle sait bien m’aimer »…

Désespérée Rose laissa tomber un à un ses pétales dans un dernier soupir.

 

 

lundi 27 septembre 2021

vendredi 24 septembre 2021

 

Japon extrême cruauté et douceur infinie, Samouraï cruel suavité des gheshas harakiri et fleurs de pommier.

Villes fiévreuses  tonnerre des machines à sous mangas de supplices et de viols.

Chuchotements murs de papier coulissants fluidité gestuelle cérémonie du thé

 Socques de bois chignons laqués obis de soie.

Drame Kabuki à la musique déchirante entr’actes à la soupe de nouilles.

 Métros bondés gants blancs des pousseurs trains silencieux  et leurs repas dans des boîtes  compartimentées à rendre à la sortie.

 Discipline extrême rendez vous test à 9h43…Gentillesse infatigable  chaque matin du cadeau symbolique : une fleur un oiseau de papier.

 Murs de papier coulissants cérémonie du thé. Socques de bois obis de soie.

Drame kabuki et sa musique déchirante entractes à la soupe de nouilles.

Fuji Yama lignes parfaites tintement des clochettes sur les flancs nuageux.

D’or et de sang les carpes glissent dans les bassins.

Promenade virtuelle dans les forêts de bonsaï.

Silence des rizières perdues dans la brume. Lumière de jade dans la bambouseraie frémissante.

Tintements des porcelaines les nuits où la terre frémit.

Méditation dans les entiers éclairée par les lanternes de pierre.

 Le bouddha géant de Nara les biches tendres des jardins. Temple des Eaux temple des Mousses.

Jardin Zen univers miniature où projeter l’esprit chemins des  cailloux sinueux de la révélation

jeudi 23 septembre 2021

lundi 20 septembre 2021

Opti le chien qui vendait des lunettes de soleil.

 

La boite bien arrimée sur son dos contenait des merveilles.

Lunettes en forme de cœur pour les amoureux, lunettes grand format pour vedettes incognito, lunettes ornées de strass pour nouveaux riches, lunettes miroir pour surfeur qui sl’a pète….. De toutes les tailles et pour tous les goûts.

Opti passait tous les jours sur la plage dans un programme bien établi, après Lulu le vendeur criant :

-« beignets abricot », pralines à Jojo … et juste avant Omar « montres et colliers ».

Opti silencieux mais efficace avait beaucoup de succès. Les clients faisaient leur choix et posaient dans un casier de la caisse le montant exact de leur achat, Opti ne pouvant rendre la monnaie. Il poussait un jappement de remerciement, alors on lui caressait la tête en lui laissant lécher la fin d’un bâtonnet d’esquimau.

Tout cela était parfait jusqu’au jour ou Madame Féline, la mairesse, décréta l’interdiction  des chiens sur la plage. Me Jactance eut beau plaider le cas d’Opti , plus commerçant que chien, la mairesse n’a pas voulu en « démordre ». Comme l’avocat s’acharnait elle lui a promis, le traitant de « marron », s’il insistait  encore, de lâcher sur lui ses quinze chats.

 Illumination pour le défenseur !

Il proposa à Opti de troquer son travail d’été pour un job d’hiver. Affublé du nouveau nom de Poti (parce que potimarron) désormais le brave toutou propose aux passants, dès qu’il fait froid, des cornets de châtaignes  grillées savoureuses…

A cœur vaillant rien d’impossible !